Affaire Wingene: le parquet général ne veut pas casser l'arrêt de non-récusation

La veuve de Stijn Saelens, Elisabeth Gyselbrecht en photo avec son frère Peter Gyselbrecht.
La veuve de Stijn Saelens, Elisabeth Gyselbrecht en photo avec son frère Peter Gyselbrecht. - © KURT DESPLENTER - BELGA

Le parquet général près la Cour de cassation ne voit aucune raison de casser l'arrêt de la cour d'appel de Gand concernant la non-récusation des juges dans l'affaire du châtelain de Wingene. Les avocats d'André Gyselbrecht et Franciscus Larmit avaient déposé des demandes de récusation devant le tribunal correctionnel de Bruges. Les juges ayant décidé de ne pas se dessaisir de l'affaire, c'était à la cour d'appel de trancher. Celle-ci avait rejeté la demande des avocats, qui se sont alors tournés vers la Cour de cassation.

André Gyselbrecht (66 ans), Pierre Serry (67 ans), Evert de Clercq (53 ans) et Franciscus Larmit (40 ans) doivent répondre de l'assassinat de Stijn Saelens, un agent immobilier de 34 ans, le 31 janvier 2012 à Wingene. Les demandes de récusation ont été déposées lors de la séance d'évaluation du 2 octobre. Le rôle possible d'un informateur néerlandais avait alors de nouveau été longuement abordé. De plus, la défense d'André Gyselbrecht ne s'y retrouvait pas dans le contenu des feuilles d'audience.

Les trois juges disposaient d'un délai de 48 heures pour se récuser, mais ils avaient décidé de ne pas le faire. La première chambre de la cour d'appel de Gand devait dès lors déterminer si les juges devaient être révoqués. Mais celle-ci avait rejeté la demande des avocats le 26 octobre, estimant qu'il n'existait aucune trace de partialité dans le chef des juges.

Me Platteau, avocat d'André Gyselbrecht, ainsi que l'avocat de Franciscus Larmit avaient introduit un pourvoi en cassation. Le parquet général près la Cour de cassation ne voit pas non plus de raison de casser l'arrêt.

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