Affaire Maëlys: le suspect désormais inculpé de meurtre et enlèvement

Le procureur de la République Jean-Yves Coquillat le 30 novembre 2017 lors d'un point presse au palais de justice de Grenoble.
Le procureur de la République Jean-Yves Coquillat le 30 novembre 2017 lors d'un point presse au palais de justice de Grenoble. - © JEAN-PIERRE CLATOT - AFP

Un ex-militaire de 34 ans, suspecté d'avoir enlevé une fillette de neuf ans, Maëlys, disparue fin août au cours d'un mariage dans l'est de la France, a été inculpé pour meurtre ce jeudi, a annoncé le procureur.

Le suspect, Nordahl Lelandais, jusque-là mis en examen (inculpé) pour enlèvement uniquement, a continué de nier les faits lors de son audition par les juges d'instruction, qui a abouti à sa mise en examen pour "meurtre précédé d'un autre crime", a précisé le procureur de la République, Jean-Yves Coquillat.

Cet interrogatoire était le premier à intervenir depuis son incarcération le 3 septembre.

Maëlys avait disparu dans la nuit du 26 au 27 août lors d'une soirée de mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin (Isère, Est). Malgré de très vastes recherches, la fillette reste introuvable.

Inconnu de la famille

Une semaine après sa disparition, Nordahl Lelandais était inculpé et écroué.

L'homme de 34 ans vit avec ses parents dans les Alpes françaises, à quelques kilomètres de Pont-de-Beauvoisin.

Arrivé sur le tard au mariage, il s'était absenté durant la fête, à un moment pouvant correspondre à celui de la disparition de la fillette de neuf ans. L'ancien militaire maître-chien reconnaît avoir été en contact avec l'enfant, mais nie avoir été "acteur ou complice" de sa disparition.

Les parents ont confirmé que ni eux, ni Maëlys ne le connaissaient.

Une trace ADN de Maëlys, mélangée au sien, a été retrouvée sur une commande du tableau de bord de son véhicule.

La chronologie au cœur de l'interrogatoire

L'interrogatoire de ce jeudi a porté notamment sur la chronologie de la nuit de la disparition et sur des allers-retours qu'il a effectués entre le lieu de la fête et son domicile.

Il a contesté l'horaire de la disparition de la fillette, établi par les témoignages aux alentours de 02h45.

L'expertise d'un de ses téléphones portables, dont il avait caché l'existence aux enquêteurs lors de ses premières auditions, a révélé que l'appareil avait été placé en mode avion - ce qui le rend indétectable - à 02h46, pour être ré-activé plus tard.

Dans l'intervalle, une caméra de vidéo-surveillance de la commune a filmé un véhicule dont la justice estime qu'il s'agit de celui du suspect, ce qu'il conteste également. Sur les images de cette voiture, on aperçoit sur le siège passager avant "une silhouette frêle, de petite taille, vêtue d'une robe blanche", comme la fillette ce soir-là.

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