Affaire Luperto: le juge refuse les devoirs d'enquête complémentaires

Jean-Charles Luperto, député-bourgmestre de Sambreville, espère obtenir gain de cause devant la Chambre des mises en accusation
Jean-Charles Luperto, député-bourgmestre de Sambreville, espère obtenir gain de cause devant la Chambre des mises en accusation - © THIERRY ROGE - BELGA

Les avocats de Jean-Charles Luperto réclamaient 34 devoirs d'enquête complémentaires. Le juge d'instruction vient de tous les refuser. Concrètement, le juge estime que l'enquête est aujourd'hui terminée et que la chambre du conseil peut statuer sur le renvoi de Jean-Charles Luperto devant le tribunal correctionnel.

Un avis qui est loin d'être partagé par la défense du bourgmestre de Sambreville: "Dans les grandes lignes, nous demandions de compléter une instruction qui a été faite manifestement à charge, par un certains nombre de devoirs à décharge qui n'ont jamais été accomplis spontanément par le juge d’instruction lors de la première phase de l'enquête, détaille Marc Uyttendaele, l'avocat de Jean-Charles Luperto. C'était de savoir qui était le chef d'enquête, parce que nous avons des soupçons à cet égard. On se demande si ce n'est pas quelqu'un qui voulait nuire à mon client. C'était aussi vérifier à partir de la téléphonie, de voir s'il était crédible d'affirmer que certaines personnes qui disaient l'avoir vu avaient pu être au même moment sur le même lieu que lui.  Tous ces devoirs ont été refusé."

L'avocat de Jean-Charles Luperto se dit désabusé: "Je constate qu'on est dans un système où, de toute évidence, les autorités judiciaires refusent d'instruire à décharge. Et ça, dans un État de droit, c'est quelque chose de plus que préoccupant."

Cela dit, la défense de Jean-Charles Luperto ne baisse pas les bras. Elle a interjeté appel de la décision devant la Chambre des mises en accusation.

Le député-bourgmestre de Sambreville est inculpé dans un dossier d'outrage aux mœurs en présence de mineurs. Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés sur l'aire autoroutière de Spy. L'affaire a éclaté en novembre 2014. Depuis, son immunité parlementaire a été partiellement levée. Il risque un renvoi devant le tribunal correctionnel. C'est à la chambre du conseil de décider.

On précisera par ailleurs que Jean-Charles Luperto a de son côté porté plainte en février dernier pour diffamation et harcèlement à l'égard de plusieurs témoins supposés des faits.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK