Affaire Gabriel Matzneff : la maison d'édition Grasset aurait refusé le récit d'une autre victime dans les années 1990

Gabriel Matzneff est aujourd'hui âgé de 83 ans.
Gabriel Matzneff est aujourd'hui âgé de 83 ans. - © JACQUES DEMARTHON - AFP

C’est en tout cas ce que révèle le journal français, Le Parisien. Le récit d’une victime présumée de l’écrivain Gabriel Matzneff, proposé à un éditeur dans les années 1990.

"Dans ce récit, la victime de Gabriel Matzneff écrivait notamment qu’elle était alors adolescente, tombée enceinte de l’écrivain et qu’elle avait avorté. Mais c’était avant 1975, avant la loi Veil, l’IVG s’est mal passée et elle est devenue stérile".

Selon le journal, le témoignage de cette personne "avait pourtant été accepté par une éditrice chez Grasset".

C’est cet éditeur qui vient de publier "Le Consentement" de Vanessa Springora. Dans cet ouvrage, l’éditrice âgée aujourd’hui de 47 ans raconte comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff à l’âge de 13 ans, la relation sous emprise qu’elle a eue ensuite avec lui et les blessures que cela lui a laissé.

La justice a ouvert une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans à l’encontre de l’écrivain au lendemain de la parution du livre de Vanessa Springora.


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Contacté par l’AFP le patron des éditions Grasset, Olivier Nora n’a "ni confirmé, ni infirmé" l’information du Parisien en arguant qu’il ne disposait pas "d’archives des comités de lecture de Grasset dans les années 1990".

Olivier Nora est la tête des éditions Grasset (groupe Hachette Livre) depuis le début des années 2000.

Attention aux interprétations malveillantes, dit Grasset

Le patron de Grasset a mis en garde "contre toute interprétation malveillante d’un éventuel refus de cet hypothétique manuscrit".

"C’est la qualité intrinsèque des textes qui les rend publiables, et imaginer que chaque manuscrit aimé par un éditeur de la maison et néanmoins refusé par un comité de lecture ou par le patron ne peut l’avoir été que pour des raisons inavouables est tout à fait grotesque", a insisté Olivier Nora.

"Je suis quotidiennement dans la situation de refuser des textes, qui n’en sont pas pour autant censurés", a-t-il ajouté.

"S’il suffisait de se voir refuser une publication pour avoir du talent, cela se saurait", a-t-il conclu.
 

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