Affaire du petit Grégory: l'un des corbeaux aurait été identifié

Des gendarmes sont postés devant la maison d'Albert et Monique Villemin
2 images
Des gendarmes sont postés devant la maison d'Albert et Monique Villemin - © PATRICK HERTZOG - AFP

Au cours d'un conférence de presse, le procureur général de la cour d'appel de Dijon Jean-Jacques Bosc a fait le point sur l'enquête sur l'affaire Grégory. Il a précisé que, selon lui, plusieurs personnes avaient concouru à la réalisation du crime. Pour autant, cette affaire n'est toujours pas résolue : "Je ne sais pas qui est l'auteur" du crime, a-t-il indiqué.

Jean-Jacques Bosc a expliqué que des nouvelles analyses graphologiques ont permis d'identifier les auteurs de lettres de menaces reçues par la famille. L'une des lettres de menace, envoyées un an avant le meurtre, serait attribuée à Jacqueline Jacob, la tante du père de Grégory, qui est en garde à vue.

La lettre de revendication, envoyée le jour de la mort du petit Grégory, n'a, elle, pas été attribuée, même si le procureur général parle, selon les médias français, de similitudes avec la lettre citée précédemment.

Gardes à vue prolongées

Les trois personnes placées en garde à vue mercredi dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Gregory Villemin ont vu leur garde à vue prolongée, annoncent plusieurs médias français.

Trente-deux ans après les faits, l'affaire du petit Grégory Villemin, ce petit garçon de 4 ans dont le cadavre avait été retrouvé dans la rivière Vologne (Vosges) en octobre 1984, a rebondi mercredi avec l'interpellation de trois membres de la famille du petit garçon.

Marcel Jacob, oncle de Jean-Marie Villemin (le père de la victime), sa femme Jacqueline ainsi qu'une belle-soeur du père, Ginette Villemin, ont été arrêtés mercredi matin par les gendarmes de la section de recherches de Dijon, avant d'être transférés dans la capitale bourguignonne pour y être interrogés. Jeudi, la garde à vue de ces trois personnes a été prolongée, écrit ainsi Le Point.fr

La grand-mère du petit garçon, Monique Villemin, dont l'état de santé n'est pas compatible avec le régime de la garde à vue, et le grand-père Albert Villemin, ont eux été entendus en tant que témoins, rappelle par ailleurs Europe1.fr, avant d'être relâchés dans la soirée mercredi.

Toujours selon les médias français, Jean-Marie Villemin a été reçu mercredi par le juge d'instruction chargé de l'enquête.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir