Affaire Delphine Boël: les deux parties dénoncent un "acharnement"

Les esprits commenceraient-ils à perdre patience dans l’affaire Delphine Boël ? Les parties étaient réunies à huis clos ce jeudi devant la cour d’appel de Bruxelles, afin de savoir s’il fallait presser le roi Albert II de réaliser le test ADN, déjà réclamé par la Cour d'appel, pour savoir s’il est effectivement le père biologique de l’artiste plasticienne.

La question est légitime : en cas de décès du roi, si rien n’est fait, il y aurait une déperdition de preuves… Du côté de Delphine Boël, on demande donc à la Cour d’imposer au Roi de réaliser sans tarder le test ADN, via des astreintes. Mais pour les avocats d’Albert II, pas question d’accélérer le tempo. Le Roi a introduit un recours devant la Cour de cassation, et il faut en attendre le résultat.

Établir une réalité

Pour Me Alain Berenboom, avocat du Roi, Delphine Boël en demande trop. « Non seulement elle a assigné le roi, non seulement elle a été en appel du jugement de première instance qu’elle a perdu, non seulement elle exige un test ADN, mais en plus elle veut y coller une astreinte ! s’indigne l'avocat. Il y a un acharnement contre le Roi de la part de Mme Boël. »

Un « acharnement » que conteste vivement Me Marc Uyttendaele, l’avocat de Delphine Boël. « Je ne comprends pas pourquoi le roi Albert II n’accepte pas de faire un test qui permettrait d’établir une réalité, explique-t-il. Il y a quelque chose de totalement incompréhensible dans cette obstination à dire 'je le ferai peut-être, mais finalement je ne le fais pas'. » Pour l’avocat, c’est l’ancien roi lui-même qui s’acharne justement, lorsqu’il ne permet pas « l’établissement de la réalité. »

L’audience d’aujourd’hui a mis fin au débat sur la question du test ADN. La Cour d'appel se prononcera le 16 mai.

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