Albert II face à la Justice: Jacques Boël n'est définitivement pas le père de Delphine

 Le pourvoi en cassation introduit par les avocats du Roi Albert II a été rejeté par la Cour de cassation. Par conséquent, la procédure entamée par Delphine Boël peut se poursuivre devant la Cour d’appel de Bruxelles.

Pour rappel, un arrêt de la Cour d’appel de Bruxelles du 25 octobre 2018 établissait que Jacques Boël n’était pas le père légal de Delphine Boël et ordonnait à Albert II de se soumettre à un test ADN.

Entre-temps, le 16 mai 2019, la cour d'appel de Bruxelles avait rendu un autre arrêt, contraignant l’ancien souverain à se soumettre à brève échéance à ce test ADN, mais garantissant que les résultats de ce test ne seront pas communiqués avant qu’une éventuelle nouvelle audience soit fixée. Albert II s’était ainsi soumis à un test ADN le 28 mai 2019.

C’est contre ces deux arrêts que le Roi Albert II s’était pourvu en cassation, sa demande a donc été rejetée aujourd’hui.

Nouvelle audience devant la Cour d’appel de Bruxelles

Désormais une nouvelle audience devant la cour d'appel de Bruxelles va être fixée. Une étape de plus dans la procédure en reconnaissance de paternité lancée par Delphine Boël.

En 2013 Delphine Boël avait introduit une première procédure en contestation de paternité de Jacques Boël, son père légal, en vue d’introduire ensuite une procédure en reconnaissance de paternité du roi Albert II, qu’elle dit être son père biologique. Jacques Boël n’avait pas contesté l’action en désaveu de paternité introduite par sa fille à son encontre. Il s’était livré à un test ADN qui avait révélé qu’il n’est effectivement pas son père biologique.

Réaction de l’avocat Albert II

L’avocat d’Albert II, Alain Berenboom, a réagi après le rejet du pourvoi de son client. "Dans le respect des institutions du pays et de la Justice, Sa majesté le Roi Albert II a pris acte de l’arrêt rendu ce 13 décembre par la Cour de cassation. L’arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles qui a décidé que Jacques Boël n’est plus le père légal de Delphine Boël est donc définitif." Il poursuit : "Le Roi Albert II a été mêlé à cette procédure par Delphine Boël et ce, malgré lui, alors que la loi belge ne l’impose pas. La Cour de cassation a décidé que le Roi Albert II est étranger à l’action en contestation de la paternité de Jacques Boël, ce qui signifie qu’à ce stade de la procédure, son point de vue ne pouvait être entendu."

Alain Berenboom indique que les arguments du Roi pourront désormais être développés dans le deuxième volet de l’affaire. Delphine Boël va maintenant chercher à établir la paternité du Roi Albert II.

A la question de savoir comment se sent Albert II, Me Berenboom répond : "Je le perçois comme un Roi philosophe, à l’image de l’empereur Marc-Aurèle qui disait :" il ne faut pas en vouloir aux événements ". "

"C’est un pas en avant"

Du côté de Delphine Boël et de son avocat, Marc Uyttendaele, on est satisfait : "C’est clairement un pas en avant." Dès lundi la défense de Delphine Boël demandera à l’expert chargé d’examiner le test ADN de faire connaître le résultat.

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