Affaire Chovanec : "Il y a une forme de clémence des autorités envers les dérapages de la police"

L’affaire Chovanec est-elle un cas isolé ou au contraire le signe d’un problème plus profond au sein de la police. Sur le plateau de Question en Prime, Manuel Lambert, le conseiller juridique de la ligue des droits humains a précisé qu’il était impossible de savoir s’il y avait une augmentation des bavures policières.

"C’est un phénomène qui est dénoncé mais il n’y a aucun chiffre, aucun système de mesure en Belgique. La police belge est bien entendu soumise à des contrôles mais ces contrôles sont insuffisants et ce n’est pas la ligue des droits humains qui le dit mais bien différentes instances internationales comme la Cour européenne des droits de l’homme ou encore le comité des droits de l’homme des Nations Unies".

La police est-elle raciste ?

Pour Stéphane Deldicque, vice-président de la CSC service publics, "l’image de la police reste bonne auprès du grand public et la police garde la confiance par contre certaines images sont des coups de canifs. La mission de la police est bien de servir et protéger."

L’affaire Chovanec pose aussi la question du racisme au sein de la police. Et ce racisme est bien présent selon la ligue des droits humains tout comme il existe dans la société. Mais il est plus problématique s’il s’incarne dans les services qui ont pour missions le maintien de l’ordre et de la sécurité dans notre société.


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En commission de la chambre, concernant l’affaire Chovanec, la hiérarchie de la police a eu des mots clairs envers ces policiers aux comportements racistes, précise Stéphane Deldicque.

Une enquête sera d’ailleurs diligentée mais pour la ligue des droits humains il y a une forme de clémence de la part de la hiérarchie policière et des différentes autorités.

Les images peuvent-elles éviter de tels débordements ?

Les citoyens ont-ils raison de filmer les interventions policières ? Pour la CSC services publics, les citoyens qui filment les interventions, cela peut être vécu comme crispant par les services d’ordre. Et cela peut même être dangereux ou gêner le travail de la police. Par contre, généraliser les bodycams portés par les policiers pourrait permettre de vérifier que les interventions se déroulent bien et permettre aussi une autorégulation.


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Sans image, il n’y a souvent pas d’affaire, et il n’y aurait pas eu d’affaire Chovanec sans image ajoute la ligue des droits humains. Mais le contrôle de ces images est aussi fondamental.

Extrait de notre 19h30 de ce mardi 1er septembre :

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