Adélaïde Charlier : "La saison 2 est lancée, nous marcherons tous les mois !"

Pour la Namuroise Adelaïde Charlier, les actions en faveur du climat ne font que démarrer
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Pour la Namuroise Adelaïde Charlier, les actions en faveur du climat ne font que démarrer - © Laurent Van de Berg

À 18 ans, Adélaïde Charlier, la figure francophone du mouvement national "Youth for Climate" est déterminée. Ce 20 octobre, elle participe à Bruxelles à la 3e grève mondiale pour le climat. "Le rendez-vous fixé à 13h30 devant la gare du Nord" rappelle-t-elle avec énergie. 120 pays marcheront pour conscientiser le monde politique et l’ensemble de la population à l’urgence climatique.

Nous faisons appel aux jeunes, aux adultes, aux syndicats, aux gilets jaunes. Il faut qu’il y ait une transition écologique maintenant et que tout le monde y prenne part. Il faut aussi que cette transition soit réalisée avec un objectif social.

Une marche chaque mois, des actions toutes les semaines

L’an passé, avec sa consœur Anuna de Wever, pendant qu’elles continuaient à suivre les cours, elles ont organisé entre le mois de janvier et les élections du mois de mai une vingtaine de marches estudiantines. Désormais, pour cette deuxième saison, les marches auront lieu à la fin de chaque mois, principalement à Bruxelles, mais parfois aussi délocalisées. "Pour aller chercher le citoyen chez lui" explique la jeune femme.

Elle souhaite également réaliser d’autres projets : "Dans deux semaines, je vais partir en Amérique latine avec Anuna de Wever pour un projet à la COP25 qui se déroulera au Chili début décembre. Avant ça, on sera au Brésil pour un projet dans la forêt amazonienne."

"Des annonces wallonnes encourageantes mais insuffisantes !"

Le mouvement "Youth for Climate", avant les élections, a cherché à influencer les programmes politiques. Aujourd’hui, le mouvement continue. Le but est de conscientiser la population. Le gouvernement wallon, fraîchement formé, a annoncé prendre plusieurs mesures vertes.

"Il y a énormément de mesures qui m’ont surprise positivement : le fait de favoriser la mobilité douce, les vélos, les transports en commun, l’isolation des maisons, le fait d’ajouter 4.000 kilomètres de haies pour favoriser la biodiversité. Ça, c’est quelque chose qui surprend les jeunes positivement. Malheureusement, ce n’est pas encore suffisant pour atteindre nos objectifs de 2030 qui sont – 55% de CO² donc il va falloir encore aller plus loin. Nous devons aller vers une société zéro carbone dès 2050."

Le Vietnam, un déclic dans son engagement

Son engagement climatique est né il y a trois ans. Elle revenait d’Hanoï et faisait sa rentrée en Belgique.

"J’ai vécu cinq ans au Vietnam. On parlait beaucoup de l’urgence climatique. C’était assez touchant puisque la montée des eaux du Mékong, ça se passait à côté de chez nous et donc, du coup, on parlait d’une première migration climatique. C’est quelque chose qui m’a frappée. Quand je suis rentrée en Belgique, dans mon collège d’Erpent, c’était quelque chose qui était beaucoup moins courant à l’école, de faire des travaux sur l’urgence climatique."

Direct de Sarah Heinderyckx dans notre JT 13h:

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