Activités de Lafarge en Syrie: une perquisition a bien eu lieu chez GBL à Bruxelles

Des enquêteurs de la police fédérale ont perquisitionné mardi matin les bureaux du holding Groupe Bruxelles Lambert (GBL) détenu par Albert Frère. Au coeur de l'enquête : des soupçons de financement du groupe terroriste Etat islamique par le cimentier franco-suisse LafargeHolcim.

"Dans le cadre d’une équipe commune d’enquête franco-belge, constituée pour enquêter sur des soupçons de financement d’un groupe terroriste par une multinationale française, un juge d’instruction spécialisé en matière de terrorisme de Bruxelles a fait procéder, ce 14 novembre, à l’exécution par la police judiciaire fédérale de Bruxelles d’une perquisition à Bruxelles, simultanément à d’autres perquisitions effectuées en France", confirme le parquet fédéral dans un communiqué.

20.000 euros par mois à Daech

Si les enquêteurs se sont rendus au siège de GBL, situé au numéro 24 de l'avenue Marnix, à Bruxelles, c'est parce que le groupe est le deuxième actionnaire du cimentier franco-suisse LafargeHolcim. Cette entreprise est accusée d'avoir transmis, dès 2013, environ 20.000 par mois au groupe terroriste Etat islamique. Le but ? Pouvoir continuer à exploiter leur cimenterie au nord de la Syrie.

Le deal s'arrête en 2014 lorsque le groupe terroriste attaque cette usine faisant fuir les derniers employés. Cette affaire concerne donc indirectement leur actionnaire GBL qui fait savoir via communiqué qu'il "coopère pleinement à l’enquête sur les activités de Lafarge en Syrie. Une perquisition a bien eu lieu dans les locaux de GBL, actionnaire de Lafarge au moment des faits".

Au sein de GBL, deux représentants siègent au conseil d’administration du groupe Lafarge. Étaient-ils au courant de ces transactions ? Ont-ils été consultés ? L'enquête devrait le préciser.

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