Actions de la police: automobilistes, la circulation sera perturbée

Actions de la police: Automobilistes, la circulation sera perturbée
Actions de la police: Automobilistes, la circulation sera perturbée - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les syndicats de la police SLFP-VSOA et SNPS-NSPV mèneront une action ce vendredi, dans tout le pays, pour protester contre les modifications de leur statut, la gestion des migrants en transit et la violence exercée contre les policiers. Ils appellent leurs membres à observer une grève du zèle entre 6h30 et 8h30. Celle-ci prendra la forme de contrôles minutieux à grande échelle notamment sur les grands axes dans Bruxelles, autour de Bruxelles, mais aussi en province.

Contrôles minutieux et communications

Demain matin dès 6h30 et pendant toute la journée, de nombreux policiers procéderont à des contrôles routiers poussés partout dans le pays. L'occasion aussi pour eux d'interpeller les citoyens sur leurs conditions de travail.  "De nombreux points importants dans Bruxelles et autour de Bruxelles feront l’objet de contrôles assez sérieux à certains moments de la journée. Certains chefs de corps ont clairement déclaré avoir compris le souhait des collègues, du message à apporter. Ils ont eux mêmes organisé des contrôles qu’on appelle FIPA. Ce sont des actions de polices intégrées où toutes les spécialités policières se retrouvent en un même endroit pour mener des actions avec un partenaire externe comme la douane", explique Vincent Gilles, président du syndicat SLFP Police.

Des contrôles qui vont perturber les grands axes notamment aux entrées de Bruxelles. "C'est indéniable qu'il y aura des conséquences, c’est le prix à payer pour être dans un pays où la sécurité règne.", ajoute Vincent Gilles.

Actions fortes, mais impopulaires...

La police espère par cette action sensibiliser les citoyens à leurs réalités, mais ne risque-t-elle pas d'être vue comme des actions impopulaires auprès des citoyens?  "Il faut cesser d’être hypocrite et admettre que la police est faite pour contrôler. Nous invitons donc tous nos collègues à contrôler un maximum. Le citoyen doit comprendre qu’in fine c’est dans son intérêt. Car ce que nous visons, ce n’est pas à devenir riche par le fait de notre profession. C’est rendre le service policier digne de son nom à tous les citoyens ", réplique-t-il.

Des actions pour un statut, mais aussi un appel au respect

Pour de nombreux policiers, les mesures d'économies réalisées dans leur département sont trop importantes et ne correspondent plus à leur surcharge de travail. Pour nombre d'entre eux, trop c'est trop. "Il y a d’abord l’incertitude statutaire c'est-à-dire que depuis la législature précédente, puis celle qui a suivie, les mesures d’économies ont réformé  et modifié notre statut. Les collègues ne s’y retrouvent plus.", argumente le président la SLFP Police.

 Mais il n'y a pas que le statut ou les primes, les policiers se disent ronger par un mal-être. Ils ne supportent plus l'irrespect et les insultes de certains citoyens. "Les citoyens ordinaires n’hésitent plus à se rebeller contre la police dans son action. Considérant que cette action est indue, injustifiée. C’est pas comme ça que l’on doit faire quand la police intervient. On obéit aux ordres de la police et si des choses irrégulières paraîtraient, on en parle après et on porte plainte là, où il le faut!", raconte Vincent Gilles. 

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