Acquittement requis pour 5 agents de la Stib, prévenus pour avoir maltraité un collègue

Acquittement requis pour 5 agents de la Stib, prévenus pour avoir maltraité un collègue
Acquittement requis pour 5 agents de la Stib, prévenus pour avoir maltraité un collègue - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

L'auditorat général, qui avait fait appel contre l'acquittement de cinq agents de la Stib prévenus pour avoir maltraité un de leur collègue, a finalement lui-même requis l'acquittement mardi, devant la cour d'appel de Bruxelles. Cinq employés ou ex-employés de la société de transports en commun bruxellois doivent répondre de violence grave commise sur un de leurs collègues, à deux reprises en 2010.

L'infraction pas prouvée

Le représentant de l'auditorat général a requis, au terme de plusieurs années de procédures judiciaires dans ce dossier, l'acquittement des cinq prévenus.

Pourtant, celui-ci était à la base de l'appel interjeté après l'acquittement prononcé en première instance.

L'auditeur a estimé mardi devant la cour, qu'en définitive l'infraction n'était pas prouvée.

Les prévenus, eux, avaient expliqué lors de l'audience d'avril dernier qu'ils n'avaient jamais eu l'intention de faire du mal à leur collègue, parlant d'un simple jeu.

Deux d'entre eux étaient allés plus loin en parlant de représailles de la part de leur employeur. C'est parce qu'ils étaient syndicalistes que la Stib avait déposé plainte contre eux à la suite des faits et qu'elle les avait licenciés, avaient-ils raconté.

En juin 2010, au dépôt de la Stib à Delta (Auderghem), un jeune employé de la société de transports en commun, alors âgé de 25 ans, avait été la cible de ses collègues lors d'un moment de détente sur leur lieu de travail. Il avait notamment été aspergé avec un extincteur.

Quelques mois plus tard, ses collègues s'en étaient encore pris à lui en l'enfermant dans un conteneur rempli de filtres à huile.

C'est inacceptable que de telles choses se passent sur un lieu de travail

Mardi, le conseil de la victime, Me Pierre Monville, a également plaidé. Pour ce dernier, il s'agit bien de faits de violence et ces actes doivent être sanctionnés.

"Il faut rechercher s'il y a ou non des faits de violence caractérisée. Selon moi, c'est bien le cas ici. C'est inacceptable que de telles choses se passent sur un lieu de travail. On ne peut pas laisser faire ce genre de comportements, et les excuser sous prétexte qu'il s'agit d'un jeu. Car, comment fait l'agent pour continuer à travailler après qu'on a vidé le contenu d'un extincteur sur lui et qu'il est complètement trempé? Comment fait-il pour continuer à travailler après qu'on l'a enfermé dans un conteneur de filtres à huile et qu'il est souillé?", a commenté l'avocat à l'issue de l'audience.

Pour Me Monville, le débat doit porter sur l'analyse de tels faits commis dans un cadre professionnel, lesquels ne peuvent être tolérés quel que soit le contexte. Et les potentielles représailles évoquées par les prévenus ne sont, elles, pas l'objet du débat judiciaire, selon lui.

Les plaidoiries de la défense se tiendront mardi prochain à 9h00.

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