Une reconstitution du drame de Sierre sera effectuée le 2 juillet

Accident de Sierre: les parents des victimes vont  procéder à une reconstitution
Accident de Sierre: les parents des victimes vont procéder à une reconstitution - © SEBASTIEN BOZON - AFP

Le bureau d'enquêtes forensiques néerlandais IFS (Independent Forensic Services) effectuera le mercredi 2 juillet une reconstitution de l'accident de bus de Sierre, en Suisse, qui avait causé la mort de 28 personnes dont 22 enfants en mars 2012. L'IFS, basé à Hulshorst aux Pays-Bas, mène cette nouvelle enquête à la demande d'un groupe de parents qui ne se satisfont pas des conclusions de la justice suisse. Le ministère public du Valais n'a pas souhaité commenter ces informations.

Pour cette reconstitution, l'IFS fera appel à l'expert canadien Eugene Liscio de la société AI2-3D, spécialisée dans les analyses forensiques en 3D. L'expert a déjà reconstitué des incidents de tir et des meurtres avec la technologie en trois dimensions. "Il ne s'agit pas de laisser un bus percuter un mur", a précisé Selma Eikelenboom, directrice de l'IFS, à l'agence Belga. "Un chauffeur de bus conduira sur un parcours identique pendant que des caméras 3D enregistreront ses mouvements."

La directrice du bureau d'enquêtes juge par ailleurs "incompréhensible" que la justice suisse explique le drame par un malaise ou une inattention du chauffeur. "Les parents ont le droit d'être informés sur la réalité des faits pour mettre un terme au drame. Le chauffeur était sous paroxetine, un antidépresseur. Nous supposons que la cause de l'accident est liée. Nous sommes à la recherche de la vérité, ce genre de drame ne doit plus jamais se répéter."

Selon Selma Eikelenboom, l'IFS et Eugene Liscio travailleront gratuitement. "Nous rencontrerons les parents à Lommel mardi et la reconstitution aura lieu le mercredi", ajoute-t-elle. "Nous aurions préféré travailler en Suisse mais les autorités ne nous ont pas autorisés à le faire. Nous sommes encore à la recherche d'un lieu approprié pour la reconstitution."

Contacté par l'agence Belga, le ministère public valaisan a indiqué qu'il ne souhaitait pas commenter cette initiative privée.

Belga

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