Accident de Sierre: la fatalité en cause?

Un an après la catastrophe de Sierre, Koen Van Wonterghem évoque la thématique de l'accompagnement : l'administrateur délégué de l'association des parents d'enfants victimes de la route souligne l'éprouvant parcours des parents.

"Une première épreuve supplémentaire de victimisation secondaire, c'est le fait de devoir attendre, le décollage de l'avion puis le long voyage en bus de l'aéroport de Genève vers les lieux de l'accident. Il était quand même entre 6 et 7 heures du soir avant que tous les parents n'aient eu connaissance de ce qui s'était passé avec leur enfant".

Le 13 mars 2012, Claude Defago était de garde le soir de l'accident de Sierre : ce journaliste de la Radio suisse romande note qu'en Suisse et dans le Valais, c'est surtout la pudeur et la réserve qui priment dans la façon d'évoquer ce drame.

Concernant l'enquête, le journaliste suisse souligne qu'il reste deux points en suspens : l'expertise demandée à un cardiologue sur un éventuel malaise du chauffeur et celle sur les différentes substances prises par ce chauffeur qui prenait des antidépresseurs.

Fatalité?

Comme ni la vitesse ni la forme de la niche à angle droit ne peuvent précisément expliquer ce drame, la question se pose toujours de la cause de l'accident.

Fatalité ? "Ne pas savoir, c'est plus que pénible. Savoir peut amener à essayer de comprendre ce qui s'est passé, peut amener à donner un sens à ce qui s'est passé", doit constater Koen Van Wonterghem.

Personnellement, l'administrateur délégué de l'association des parents d'enfants victimes de la route juge que la vitesse autorisée de 100 km/h dans ce tunnel devrait faire l'objet d'une réflexion. 

RTBF

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