Abolir la priorité de droite : une solution pour diminuer le nombre d'accidents?

La règle de la priorité de droite au volant est un pilier du code de la route. Pourtant, en Flandre, des communes tentent d’abolir ce type de croisement, au nom de la sécurité routière. Alors, le "stop", le feu ou le rond-point, sont-ils nécessairement plus sûrs ?

Dans la petite commune rurale de Glabbeek, en Brabant flamand, la priorité de droite est du passé. Chaque intersection est munie d’un stop ou d’un panneau invitant à céder le passage. Cette stratégie a convaincu les habitants : "Je trouve ça super. C’en est enfin fini des priorités de droite. Cela créait surtout des problèmes, donc c’est une très bonne chose. On est très content", explique un automobiliste.

"Le nombre d’accidents a diminué de moitié"

Cette décision est d’application depuis fin 2017. Selon le bourgmestre Peter Reekmans, elle était mûrement réfléchie. Et elle a déjà fait ses preuves, selon lui : "Aujourd’hui, après analyse des chiffres 6 mois avant et 6 mois après les travaux, on a vu que le nombre d’accidents avait diminué de moitié et le nombre d’excès de vitesse de 30%".

L’exemple de Glabbeek peut-il être généralisé ? La priorité de droite va-t-elle disparaître ? Pas si vite, répond Benoît Godart, porte-parole de l’institut Vias : "Il y a des quartiers où certaines routes ne sont pas plus importantes que d'autres. Dans ces cas-là par exemple, il est important d'avoir la règle de la priorité de droite, qui fait que le conducteur va ralentir, en plus".

Et dans les centres-villes embouteillés, les priorités de droite peuvent aussi être une aubaine l’usager : "Cela permet aussi, dans certains quartiers, sur certains axes, une certaine fluidité du trafic" poursuit Benoît Godart.  

La priorité de droite sera toujours bien la règle de base dans la prochaine version du code de la route, qui est en cours d’élaboration.

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