"À un moment donné, la paix doit venir" dit l'avocat de Delphine Boël

Le chemin judiciaire reste encore long dans le cadre de la procédure en reconnaissance de paternité intentée par Delphine Boël. Mais pour son avocat, l’issue ne peut être que positive pour l’artiste en quête d’identité. La Cour d’appel de Bruxelles ordonne au Roi Albert II de se soumettre à un test ADN dans les trois mois. La Cour précise que Jacques Boël n’est pas le père légal et biologique de l’artiste. Pour l’avocat Marc Uyttendaele, l’heure de la paix devrait bientôt sonner.

"Elle a directement pensé à ses enfants" affirme l’avocat au micro de Soir Première.

En apprenant la décision de la Cour d’appel, c’est le sentiment de soulagement qui  envahi le camp Boël. "Elle se dit que ses enfants n’auront pas à porter ce poids, ce fardeau pendant toute leur vie". Mais après le soulagement, place au doux sentiment de victoire. Une victoire dans cette bataille judiciaire, mais une victoire surtout pour le droit, selon l’avocat "C’est une satisfaction de voir que son dossier a été traité comme n’importe quel autre dossier, ce qui aurait été totalement impossible si le Roi avait toujours été en fonction. Cette mise en avant de l’intérêt de l’enfant par la Cour sert Delphine Boël, servira à ses enfants, mais servira aussi à tous les enfants qui se retrouvent dans une situation identique. Il y a donc là une vraie avancée du droit." affirme Marc Uyttendaele.   

Pourtant l’affaire n’est pas terminée. Cela fait déjà 5 ans que Delphine Boël a intenté cette action en reconnaissance de paternité, et elle peut encore durer quelques mois, voire quelques années. Pas de quoi déstabiliser l’avocat, "cette affaire se terminera sans doute bien pour ma cliente" dit-il. 

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Et après ? Place à la paix 

Alors que cette affaire prend des allures de bataille judiciaire, Me Uyttendaele est persuadé d’une chose : il est grand temps que vienne la paix. Une paix judiciaire, dit-il, mais aussi une paix pour les familles. "Je crois que ces décisions de justice sont importantes, que ce test ADN est symboliquement important. La Cour d’appel a dit qu’il fallait faire vite parce que le roi Albert II est âgé et que tout autre type de contrôle que l’on pourrait faire après son décès seraient des solutions compliquées. Il faut choisir la solution simple. Et la solution simple, c’est d’admettre la vérité d’une situation" déclare-t-il.

Une paix pour toutes les parties ? Selon l’avocat une seule paix importe, celle de sa cliente. Et il en est persuadé, cette paix existera en elle le jour où cette affaire sera terminée.

L'avocat Marc Uyttendaele sur le plateau du JT de 19h30

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