À quoi sert le Centre d'étude de l'énergie nucléaire à Mol ?

À quoi sert le Centre d’étude de l’énergie nucléaire à Mol ?
À quoi sert le Centre d’étude de l’énergie nucléaire à Mol ? - © YORICK JANSSENS - BELGA

On connaît les centrales nucléaires de Doel et de Tihange. De Mol on en parle moins. Après l’incident mineur de mai dernier, c’est l’occasion d’aller voir ce qu’il s’y passe. C’est quand même un centre composé de trois réacteurs qui ne servent pas à la production d’énergie mais à la recherche. Leurs missions sont d’évaluer les risques du nucléaire, diagnostiquer le cancer et analyser le démantèlement d’un réacteur.

Le premier réacteur du centre a été mis en fonction en 1956. Il fonctionne à l’uranium naturel et est refroidi à l’aide d’air. Concrètement, il sert à calibrer les instruments de mesure nucléaire à partir d’une source radioactive. Il permet également d'analyser l’impact de la radioactivité sur les matériaux utilisés dans une centrale.

Un programme de surveillance des centrales

Le centre a notamment développé un programme de surveillance des différentes centrales en Belgique. Ce plan prévoit entre autres le remplacement des générateurs de vapeur qui doivent être régulièrement entretenus ou totalement renouvelées après un certain temps pour garantir la sûreté des installations. Et surtout la surveillance des cuves du réacteur, trop compliquées et trop coûteuses à remplacer.

Le BR2 : l’un des réacteurs de recherche les plus puissants au monde

Et puis il a le second réacteur, démarré en 1962. Il fonctionne à l’uranium, refroidi avec de l’eau pressurisée. Son rôle est de combattre le cancer, rien que ça. Il a été modernisé dernièrement, il produit des radio-isotopes médicaux, indispensables pour le diagnostic et le traitement du cancer. Grâce à sa production, "plus de sept millions de patients bénéficient chaque année d’un traitement diagnostic", communiquait le centre en 2016. En plus des radio-isotopes, "le BR2" produit un quart de la demande mondiale en silicium dopé. Il s'agit de l’un des composants électroniques essentiel à la fabrication des voitures hybrides, des éoliennes ou bien des panneaux solaires.

Le troisième réacteur destiné à l’analyse du démantèlement

La sortie du nucléaire et la fin d'exploitation des centrales sont prévues pour 2025. Le rôle justement de l’un des réacteurs, le BR3, est de concevoir les meilleures techniques pour démanteler un réacteur nucléaire. Il était actif entre 1962 et 1987 et ressemble au modèle de la plupart des réacteurs nucléaire en Europe. Le BR3 est en cours de démantèlement et sera le premier à l’être au monde. L’objectif est d’examiner l’opération en profondeur afin de développer des techniques et des méthodes pour garantir la sécurité tout au long du processus.

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