Inscriptions dans le secondaire: "Les critères pourraient être revus", selon Rudy Demotte

464 enfants sans école secondaire à moins d’une semaine de la rentrée : un nombre record en 2018, qui préoccupe évidemment la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont le premier gouvernement se déroule ce vendredi. Son ministre-président Rudy Demotte, invité de la Première, s’est dit clairement prêt à revoir le mécanisme actuel, "à condition que l’on conserve un traitement central des données pour que les décisions ne se prennent pas établissement par établissement et que l’on garde une logique d’équité".

Cela passera de toute façon par une évaluation du système actuel : "On est ouverts à un changement mais on ne veut pas se lancer dans une improvisation scabreuse".

Des  critères utilisés aujourd’hui pour "classer" les inscriptions, comme celui de la proximité de l’école primaire avec l’école secondaire, pourraient ainsi être revus "en fonction des rapports critiques" reçus.

Mais, insiste Rudy Demotte, il faut aussi continuer à augmenter le nombre global de places : "Changer de système c’est plus que le mécanisme : si on voit que le nombre d’enfants en recherche d’une place augmente, c’est aussi que la démographie connaît une courbe ascendante rapide".

Pacte d'excellence et mécanismes de conservatisme

Le pacte d'excellence va-t-il aboutir, malgré les retards pris, alors que c'est un dossier prioritaire du gouvernement : "Oui, c'est important", lance Rudy Demotte, estimant que la crise avec le cdH a sans doute freiné le processus, "mais il n'y a pas que ça : il y a aussi la complexité du mécanisme. C'est une structure qui organise 130.000 travailleurs, dès qu’on touche à quelque chose, il y a des mécanismes de conservatisme qui jouent".

Et d'évoquer les difficultés pour organiser les cours de citoyenneté avec le système des réseaux : il rejoint le point de vue de ceux qui estiment que si l'enseignement catholique réclame l'égalité, "une égalité totale voudrait alors qu'ils aient les mêmes contraintes et la même organisation que l'enseignement officiel".

L'écologie politique, nécessairement à gauche

En tout cas, prévient-il, prendre le risque en 2019, de laisser tomber tout le travail effectué par les professionnels du secteur et leurs recommandations, "ce serait un risque politique majeur".

Enfin, évoquant la démission de Nicolas Hulot et l'impuissance politique face aux enjeux environnementaux et climatiques, Rudy Demotte estime qu'il est difficile de "gérer avec une écologie politique qui a  du mal a se positionner à gauche ou à droite". Pour lui, l'écologie politique est nécessairement  anti-capitaliste et "DOIT être de gauche". Il ne croit donc pas "ni gauche, ni droite" prôné par Macron. "Je vois d'ailleurs de plus en plus d’écolos qui disent : 'On est des progressistes'".

 

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