A la veille de la Coupe du monde, le comité P pointe les failles dans l'organisation de la police

A deux jours du début de la coupe du monde, le comité P, la police des polices publie un rapport sur les émeutes survenues en novembre 2017 dans le centre de Bruxelles après le match Côte d'Ivoire-Maroc. Le rapport pointe une série de failles dans l'organisation et la préparation de la police: manque d'entraînement, manque de matériel, des officiers de plus en plus âgés... Et ça, sans compter le fait que les zones de police locale ne peuvent plus trop compter sur l'appui de la police fédérale.

"Les différents gouvernements successifs ont désinvesti dans la sécurité, dans la police en particulier. Et aujourd'hui, le résultat est celui-là", dénonce Thierry Belin, du Syndicat national de police et de sécurité.

Du côté du SLFP Police, on dénonce aussi le manque de personnel policier. "Rappelons toutefois que l'on parle de quelques événements qui ne se sont pas bien passé sur plusieurs centaines de faits", tempère le président du SLFP Vincent Gilles. 

Je veux rassurer la population 

Le Bourgmestre de Bruxelles se veut rassurant. "Ce qui s'est passé en novembre 2017 était un événement inopiné", assure Philippe Close. "On n'avait pas détecté qu'un match qui pouvait se passer en Afrique pouvait avoir des conséquences chez nous. Depuis, on a beaucoup appris", ajoute-t-il. "On a travaillé à un protocole d'accord entre les zones de police, on a travaillé avec la police fédérale pour améliorer les procédures".

Philippe Close ajoute: "Je veux rassurer la population. On a des policiers extrêmement professionnels."

Et si vous voulez faire la fête en ville, notez que les autorités recommandent de ne prendre ni sac à dos, ni pétards ou autres engins pyrotechniques.

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