À la recherche des électeurs du Vlaams Belang

A la recherche des électeurs du Vlaams Belang
A la recherche des électeurs du Vlaams Belang - © Tous droits réservés

Il est la surprise des élections de dimanche : le Vlaams Belang, ancien Vlaams Blok. Le parti d’extrême droite est devenu le deuxième parti de Flandre, lui qui n’était plus qu’un groupuscule bercé de nostalgie identitaire, ringardisé par la N-VA.

Dans l’opposition, le Vlaams Belang a mené une campagne particulièrement intelligente, s’adressant en priorité à deux publics cibles : les jeunes et les vieux.

Coup de jeune

C’est surtout son image que le Vlaams Belang a changé. Fini les vieux grincheux, place à des jeunes loups au physique de jeunes premiers, comme Tom Van Grieken et plus encore Dries Van Langenhove. De quoi séduire les jeunes… et les vieux. Deux populations qu’il fallait attirer avec des tactiques et des moyens de communication adaptés.

Réseaux sociaux

Les jeunes flamands ont énormément voté pour le Vlaams Belang. Le parti a trouvé le bon moyen de s’adresser à eux. Via les réseaux sociaux notamment. Google et Facebook ont ainsi indiqué que le parti d’extrême droite a investi 400.000 euros dans les publicités sur les réseaux. Ce qui représente la moitié de ce que les partis flamands dans leur ensemble ont consacré à la publicité en ligne. À cette partie de la jeunesse, plus inquiète face au chômage que face au changement climatique, les populistes ont promis de s’occuper prioritairement d’elle. Outre les voix des jeunes qui rejettent le « système », le Belang a attiré les inquiets qui craignent d'être déclassés ou sans avenir.

Les bruns autour d’un verre

A l’autre bout de la population, de nombreux flamands plus âgés ont, eux aussi, glissé un bulletin de vote Vlaams Belang dans l’urne. Pour eux non plus, le Vlaams Belang n’a pas économisé ses peines. Les militants ont multiplié par exemple dans les cafés, les rencontres avec cet autre public inquiet de la faiblesse des pensions et du recul de l’âge de la retraite notamment.

Image plus sociale

Même si le Vlaams Belang est bien un parti de droite, il a aussi réussi à séduire des personnes modestes, qui se sentent déclassées par la mondialisation et par la société qui change. Des laissés pour compte qui ont émis un vote contestataire, mais pas seulement. Ils ne croient plus aux partis traditionnels.

Racistes et flamingants

Reste enfin les électeurs traditionnels de l'extrême-droite flamande. Les racistes, indépendantistes et autres flamingants à qui le slogan « eigen volk eerst » (priorité à nos gens) parle depuis toujours.

Le Vlaams Belang en campagne a séduit les jeunes (JT 22/05/2019)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK