À l'Université de Lille, des protections hygiéniques gratuites sont proposées aux étudiantes

37.000 étudiantes ont pu en bénéficier
37.000 étudiantes ont pu en bénéficier - © Tous droits réservés

"Entre un repas et un paquet de protections, on choisit le repas", explique Sandrine Rousseau. La vice-présidente de l'Université de Lille a décidé d'offrir des protections hygiéniques aux 37.000 étudiantes présentes dans l'établissement.

L'objectif est de lutter contre les contraintes budgétaires engendrées par ces achats réguliers. En effet, dans sa vie, une femme dépense en moyenne plus de 2 000€ en serviettes, tampons, cups… Une charge qui peut s'avérer difficile à endosser pour les étudiantes.

"Tous les mois, moi, je sais que je dois acheter à chaque fois minimum deux paquets de protections hygiéniques et c'est vraiment un vrai budget", confie une élève. 

"Les règles, c’est un tabou"

"Les règles, c'est naturel, c'est la vie, c'est même grâce à ça que les femmes peuvent avoir des enfants", rappelle Sandrine Rousseau. La vice-présidente de l'université a tenu à ce que la distribution ne se fasse pas secrètement mais "à la vue et au su de tout le monde."

Luttant contre les discriminations infligées aux femmes, elle voudrait que les règles ne soient plus "taboues" mais assumées par la gente féminine. Sandrine Rousseau souhaite que cette initiative se développe dans tous les établissements scolaires car "les femmes valent bien qu'on leur offre des protections périodiques."

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