A l'Université de Gand, le plagiat est sous contrôle

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Depuis bientôt deux ans, un programme informatique traque les plagiaires à l'Université de Gand. Mais les travaux de fin d'étude passent aussi au crible de l'érudition des professeurs. Verdict: cinq étudiants convaincus de tricherie.

Selon De Standaard, le nombre de cas de plagiat est relativement stable et concerne un nombre trop restreint de situations pour pouvoir en tirer de véritables enseignements sur l'évolution du phénomène.

Interrogé par le quotidien flamand, le directeur des études, Kristiaan Versluys, explique que si le programme informatique joue son rôle, il n'est pas en lui-même décisif. C'est la commission des examens de chaque faculté qui tranche les cas litigieux. Elle dispose d'une gamme de sanctions relativement large, qui va du retrait d'une partie des points jusqu'à l'exclusion de l'université.

Et puis, même si le programme informatique de détection du plagiat peut aider à repérer les fraudes, rien ne remplace le flair des professeurs. Ceux-ci savent ce qu'il y a sur le marché, et ils repèrent facilement les différences de niveau entre différentes parties du travail, ainsi que les changements de style. Autre sonnette d'alarme: l'étudiant décontenancé par des questions durant la défense orale de son oeuvre.

Selon Stéphanie Lenoir, de l'Université de Gand, le plus grand nombre de cas provient des études en sciences humaines, mais il est vrai que le plagiat est beaucoup moins facile pour des travaux en sciences exactes.

T.N. avec De Standaard

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