A Gand, la finale de la Coupe Davis va durer quinze jours

La Coupe Davis, une victoire d'équipe... Pour la finale, la billetterie sera ouverte le 2 octobre.
La Coupe Davis, une victoire d'équipe... Pour la finale, la billetterie sera ouverte le 2 octobre. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Après la Suisse, le Canada et l'Argentine, la Grande-Bretagne est donc invitée à se déplacer en Belgique pour la Coupe Davis. Qu'ils soient récents ou non, ces quatre derniers duels du genre se sont déroulés à l'étranger. Cette règle de l'alternance pour le terrain vaut également pour les ailes linguistiques de la fédération belge de tennis.

Ici, en l'occurrence, il s'agit plutôt d'un accord tacite. Les demi-finales placées sous la responsabilité de l'aile francophone, la finale revient dès lors aux néerlandophones. Les 27, 28 et 29 novembre, Tennis Vlaanderen sera cependant placé sous la tutelle de la fédération internationale.

La FIT détient et négocie les droits de la Coupe Davis et en impose un cahier des charges à chaque tour plus contraignant. Pour la finale, la capacité de la salle doit égaler ou dépasser les douze mille places (pour huit mille en demi-finales). "Et, enchaîne André Stein, le Président de l'aile francophone, il faut tenir compte du nombre d'invités, ceux de la fédération, ceux des sponsors. Le budget total (probablement autour de 600.000 Euros pour 450.000 à Forest-National), doit inclure des réceptions et des nuitées supplémentaires."

A l'inverse de la Ligue des champions en football, la FIT laisse quelques latitudes à l'organisateur local, par exemple une extension de l'espace VIP.

Déjà bien rodés

La fédération belge et ses ailes, les professionnels de l'organisation d'événements ne sont cependant pas pris au dépourvu.

D'une part, depuis une trentaine d'années, la fédération et les sociétés privées ont multiplié les rendez-vous internationaux, officiels (Fed Cup, Coupe Davis), ou mondains (exhibitions à Anvers ou même au stade du Heysel).

D'autre part, comme les francophones pour les demi-finales, les néerlandophones ont anticipé sur une éventuelle finale. "Pas plus que nous il y a deux mois au lendemain de la qualification face au Canada, nos amis néerlandophones ne se sont réveillés ce lundi matin en se demandant: et maintenant, qu'allons-nous faire?" Dès ce mercredi, la fédération internationale va examiner la proposition, déjà étayée d'une série d'arguments, d'une finale au "Flanders Expo" de Gand. L'automne sportif serait alors aussi gantois que ne le fut le printemps, avec le premier titre de champion national de football pour La Gantoise.

Un terrain humide, mais pas trop


Faute de salle ou de stade omnisports de grande taille en Belgique (songeons à Villeneuve d'Ascq, à proximité de Lille), il est indispensable de transformer une salle de spectacle, réglementairement disponible dans sa configuration tennis cinq jours avant le premier match, soit dès le dimanche.

Mais au total (montage, événement, démontage), cette salle sera réservée à la seule Coupe Davis pendant quinze jours. A fortiori si la surface choisie par le pays hôte est la terre battue, ce qui sera le cas pour la finale (Andy Murray y étant moins à l'aise). Il est compréhensible que la brique pilée suppose une logistique supérieure (acheminement, installation). "Mais avant de jouer la première balle d'entraînement, explique André Stein, il faut tout d'abord protéger la surface existante et ensuite construire le terrain. Cela demande un arrosage, bien dosé. A l'intérieur, cela ne sèche pas très vite!"

En février 2013, en quarts de finale de la Coupe Davis, le Spiroudôme de Charleroi était trop humide. Après une plainte de la Serbie, la fédération belge avait écopé d'une amende... "Nous n'avons plus le droit à l'erreur. Quelle que soit la surface, nous faisons désormais appel à des super-spécialistes."

 

 

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