909 jeunes francophones suivent leur scolarité à domicile

Épanouissement de l’enfant, troubles de l’apprentissage ou mode de vie non traditionnel expliquent le recours à l’enseignement à domicile.
Épanouissement de l’enfant, troubles de l’apprentissage ou mode de vie non traditionnel expliquent le recours à l’enseignement à domicile. - © Andrew Burton - AFP

La rentrée scolaire, arrive à grands pas. Pourtant, volontairement, certains enfants ne prendront pas le chemin de l'école. Ils sont 909 en Fédération Wallonie-Bruxelles à recevoir un enseignement à domicile. Un chiffre en hausse par rapport à l'année dernière.

Aujourd'hui, les enfants de Julie n’ont pas cours. Normal, c’est les vacances. Mais, pour cette famille, l’enseignement se fait à domicile. Selon elle, l’écoute est ici essentielle : "Ils (les enfants) avaient besoin d’une autre pédagogie et je ne pouvais pas la trouver près de chez moi. Nous l’avons donc trouvée au sein de la famille, tout en restant dans l’ouverture et la possibilité de retourner dans le conventionnel".

Cet enseignement ne rime pas obligatoirement avec rejet de l’école. Mais Julie, comme d’autres parents, regrette le nombre restreint d’écoles différentes en Belgique : "Si j’avais une baguette magique, j’étendrais l’offre pédagogique en Belgique. Je pense que c’est possible. Il y a des pays voisins, comme l’Allemagne, qui organisent déjà cela avec une pédagogie très différente dans des écoles de 1000 élèves".

Des motivations et des implications très différentes

909 enfants sont concernés par l’enseignement à domicile en Fédération W-B. Les motivations varient selon les familles. Selon Anne Hellemans, présidente de l’association de l’enseignement à domicile, les profils des élèves sont multiples : "Il y a en a qui éprouvent des troubles de l’apprentissage, tels que maladie, handicap ou haut potentiel. Une autre raison est le respect du rythme de l’enfant, de son épanouissement. Une troisième catégorie, enfin, est celle des enfants scolarisés à domicile parce que les parents voyagent ou que les enfants ont des activités sportives de haut niveau".

La moitié des enfants concernés réalise tout leur parcours à la maison. L’autre moitié, au contraire, essaie une année, avant de retourner sur les bancs de l’école traditionnelle.

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