85 moutons et 15 chèvres: les nouveaux collaborateurs d'Infrabel chargés de l'entretien du réseau

Ce n'est pas la première entreprise à tester l'initiative, mais Infrabel a décidé de lancer un projet pilote : des moutons et des chèvres vont désormais brouter l'herbe le long de voies ferroviaires. Le projet, lancé dans un premier temps à Malines, devrait durer environ trois ans. Le but : entretenir les accotements ferroviaires difficiles à atteindre. "Ils font un super boulot. Ils rasent véritablement tout, y compris les plantes qui ne devraient pas y être. Ce qui évite qu'elles ne se propagent. Ça empêche de véritables arbres de grandir et de menacer le réseau ferroviaire. Tout est mangé", explique Brecht Laukens, le berger responsable d'un troupeau de 85 moutons et 15 chèvres. A Malines, les animaux s'occupent de brouter deux hectares et demi de plantes et d'arbustes. Un travail qui devrait durer trois semaines, à faire trois fois par an. 

Le troupeau est mixte pour enlever au mieux les plantes. "Nous travaillons avec des chèvres et des moutons, particulièrement ici, parce que les chèvres vont se mettre sur la végétation et surtout sur les branches les plus hautes pour les abaisser et les moutons n'ont plus qu'à se servir", indique le berger. 

Un objectif supplémentaire est de lutter contre certaines espèces de plantes invasives, qui représentent parfois une menace pour la stabilité des bordures des voies.

Une rentabilité importante

L'implantation de ces animaux représentent un investissement de 1.000 euros par an. "C'est moins cher qu'une personne qui désherbe manuellement. Ces endroits sont très difficilement atteignables pour les machines et sont donc beaucoup plus laborieux à entretenir", souligne Thomas Baeken, porte-parole d'Infrabel. Ce que confirme Thierry Donnay, Conseiller en environnement chez Infrabel. "La première chose, c'est l'accessibilité. Ça a un coût, ce n'est pas très écologique. Donc on va vers un traitement de l'écopâturage plus écologique. On va pouvoir évaluer la manière de travailler des animaux par rapport aux humains et continuer si nécessaire."

Ce projet pilote a pour but d'évaluer l'efficacité, mais aussi la rentabilité de l'écopâturage. "Ici, à Malines, le fait de mettre des clôtures a coûté 30.000 euros. Quand vous voyez la configuration des lieux, ça coûte très très cher de faire venir des équipes spécialisées plusieurs fois par an pour désherber. On a calculé qu'ici, on devrait atteindre l'égalité en matière de rentabilité en trois ans", explique Arnaud Reyman, porte-parole d'Infrabel. 

Tous les talus d'Infrabel ne sont pas aussi raides et si difficile d'accès. Dans certains cas, le recours aux moutons et aux chèvres ne seraient pas si avantageux. 

Le projet sera évalué annuellement et la santé des moutons et chèvres suivie de près.

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