80 ans du BEL, label du luxe à la bruxelloise, loin du "bling-bling" international

Marcolini, Delvaux, Dandoy, Natan. Toutes ces enseignes représentent le luxe à la bruxelloise. La capitale possède un véritable panel d’entreprises haut de gamme, tous secteurs confondus. Par contre, aucune association nationale n’existe pour les représenter. Seul le BEL (Brussels Exclusive Labels), un label qui regroupe 80 enseignes, est présent à l’échelle bruxelloise.

Ce label fête ses 80 ans ce jeudi et, malgré toutes ces années, la philosophie est la même. "Le but n’est pas de rallier encore plus d’entreprises, mais plutôt de se recentrer sur la qualité du produit et sur nos racines bruxelloises", précise Jean-Pol Piron, président du label BEL.

Le luxe de l’artisanat belge

Peu nombreuses sont les multinationales belges du luxe. Pour cause, il existe une forte culture de l’artisanat. Entre 25% et 35% du chiffre d’affaires du secteur du luxe sont réalisés par des PME, de moins de 50 salariés.

Pour Edouard Vermeulen, le créateur et fondateur de Natan, le plus important est de se renouveler en conservant l’excellence propre à chaque métier : "La Belgique est reconnue dans le luxe. Chaque métier essaie de faire connaître son savoir-faire", commente-t-il.

Si un luxe est bel et bien présent dans la capitale, il est également différent de la tendance globale. "Il y a une grande différence entre le luxe bruxellois, qui est artisanal, et le luxe international, qui est très bling-bling", ajoute Jean-Pol Piron.

Cette organisation du luxe à la bruxelloise n’empêche pas les 80 entreprises regroupées par le label BEL d’employer plus de 3000 salariés.

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