8% des Belges auraient des conduites à risques liées à l'alcool

La Belgique, suivie par la Grande-Bretagne et l'Australie sont les 3 pays où les conduites des sondés, par rapport à l'alcool se sont révélées le plus "à risques"
La Belgique, suivie par la Grande-Bretagne et l'Australie sont les 3 pays où les conduites des sondés, par rapport à l'alcool se sont révélées le plus "à risques" - © PHILIPPE HUGUEN - BELGAIMAGE

C'est en Belgique que les consommateurs d'alcool ont les conduites les plus à risque. Un palmarès dont notre pays se serait bien passé. C'est ce qui ressort d'une grande étude sur la consommation de drogue, réalisée dans 17 pays auprès de 80 000 personnes. Près de 8% des Belges auraient des conduites à risques liées à l'alcool. Comment expliquer cela?

La Belgique, suivie par la Grande-Bretagne et l'Australie sont les 3 pays où les conduites des sondés, par rapport à l'alcool se sont révélées le plus "à risques". Des résultats qui n'étonnent pas Pierre Maurage, professeur de psychologie à l'UCL. Car en Belgique, la consommation d'alcool est particulièrement bien valorisée, socialement. "La Belgique est un pays dans lequel l’alcool est très accessible. Les prix sont faibles et l’on peut accéder à des boissons alcoolisées à peu près n’importe où et n’importe quand. Il y a aussi un problème plus global de représentation de l’alcool dans la société. L’alcool est considéré de manière très positive dans la société belge. On n’est pas particulièrement honteux lorsque l’on a trop bu en soirée ".

Sans parler des publicités pour de l'alcool couplées à des activités sportives. "Le message est: après le sport, il n’y a aucune raison de boire de l’eau . buvez plutôt une ou plusieurs bières entre copains" C'est la fameuse troisième mi-temps, socialement très prisée.

Il y a quelques mois, il était pourtant question d'interdire les "Happy hours", la vente d'alcool sur les aires d'autoroute ou de limiter la publicité. Mais il est passé aux oubliettes."

"il y a eu un plan alcool voici quelques mois, déjà très modeste par rapport à ce qu’il conviendrait de faire et qui a finalement été retiré pour des raisons d’intérêt économique avec une volonté de laisser à l’individu le choix de consommer ou de ne pas consommer."

Une liberté qui n'est pourtant pas évoquée quand il s'agit de tabac par exemple. De l'art du deux poids deux mesures.

Odile Leherte

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