79 prévenus et 504 arnaques liées à la vente de voitures : un méga-procès s'ouvre le 23 septembre à Bruxelles

Une mobilisation considérable de forces policières a mené, le 7 mai 2019, à une vague de perquisitions.
Une mobilisation considérable de forces policières a mené, le 7 mai 2019, à une vague de perquisitions. - © RTBF

Le méga-procès qui implique 79 prévenus dans une affaire d'escroquerie à grande échelle autour de la vente de véhicules est fixé le 23 septembre prochain à 9h pour l'audience d'introduction, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Cette enquête avait mobilisé, en mai 2019, d'importants moyens policiers pour mener simultanément des dizaines de perquisitions, essentiellement au sein de la communauté des gens du voyage. En mars dernier, la chambre du conseil avait renvoyé 79 des 80 inculpés en correctionnelle.

Préjudice de plusieurs millions d'euros

Le parquet fédéral a recensé, dans ce dossier, 504 arnaques autour de la vente de voitures. On parle aussi d'un préjudice de plus de 6,5 millions d'euros. Les préventions retenues sont l'escroquerie, la tentative d'escroquerie, l'extorsion, l'organisation criminelle, le faux, le blanchiment, le recel, la rébellion armée, la corruption, l'accès non autorisé à des systèmes informatiques et la rétention d'information. Diverses infractions économiques et des infractions liées à la détention d'armes sont aussi visées, sur une période infractionnelle globale allant de 2014 à mai 2019.

Cette importante affaire concerne une organisation criminelle responsable d'escroqueries via l'achat de véhicules d'occasion et dont les principales victimes sont les vendeurs, des particuliers qui mettaient en vente leurs véhicules via des annonces postées sur des sites web spécialisés. De prétendus acheteurs répondaient aux annonces. De faux virements étaient ensuite effectués devant le vendeur, à qui était montrée sur un téléphone ou une tablette une fausse confirmation d'envoi de virement bancaire. Puis le véhicule "acheté" était rapidement exporté vers l'étranger.

Une mobilisation considérable de forces policières a mené, le 7 mai 2019, à une vague de perquisitions en régions bruxelloise et carolorégienne, mais aussi en France, essentiellement sur des sites occupés par des gens du voyage, et à l'interpellation de dizaines de personnes.