61% des Belges craignent le chaos. Découvrez notre grande étude "Noir, Jaune, Blues"

Grande enquête sur le Belge en 2017: Noir, Jaune, Blues ?
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Grande enquête sur le Belge en 2017: Noir, Jaune, Blues ? - © Tous droits réservés

"Noir, Jaune, Blues 2017" c'est une grande étude sociologique sur l'état de l'opinion en Belgique. Dans quel monde les Belges veulent-ils vivre, où est l'espoir, quel est leur avis sur la conception de la famille, de la mondialisation, des religions, du monde politique?

La confiance dans les élites s’est effondrée

Aujourd’hui, un constat général: les Belges sont désenchantés, perdus, anxieux face à une véritable mutation de la société.

61% des Belges considèrent par exemple que la société est devenue un énorme chaos, la moitié estime même être à la fin d'un système. "La confiance dans les institutions, la confiance dans les élites s’est véritablement effondrée au point que les individus ont le sentiment que la société a quasi disparu, s’est évaporée puisque les charpentes de la société ne leur paraissent plus avoir une capacité d’agir sur les choses" commente Benoît Scheuer, sociologue (ULB) et auteur de cette étude. Le sentiment de désenchantement prédomine, la société actuelle ne correspond plus à leurs attentes pour 64% des gens.

La fin du progrès social ?

Les Belges sont aussi nombreux à ne plus croire au progrès social, à l'amélioration constante des conditions de vie de générations en génération. Une personne sur deux qui a plus de 40 ans considère avoir une vie meilleure que celle de ses parents en revanche la génération en dessous, les moins de 40 ans, trouve que leurs conditions de vie sont moins bonnes que celle de leurs parents. Quatre sur dix pensent aussi que leurs enfants auront de moins bonnes conditions encore. On peut véritablement parler de la peur d'une mauvaise spirale de déclassement qui risque d'emporter tout le monde.

Le micro-local comme base du changement 

Pourtant "on n'en parle pas beaucoup mais il y a des individus – que j’appelle les ’’renaissants’’ et que d’autres appellent les ’’tisserands’’ – qui pensent demain mais qui sont complètement désillusionnés, qui essayent de changer ici et maintenant la société mais au niveau micro-local", ajoute Scheuer.

Enfin, toujours d’après cette grande étude (commandée par la RTBF, Le Soir et la fondation Ceci n’est pas une crise) réalisée sur 4734 personnes (marge d’erreur : +/- 2%), 66% des Belges considèrent que seul avoir un travail permet une existence dans la société.

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