4500 jeunes dans les centres d'hébergement de l'aide à la jeunesse

4500 jeunes dans les centres d'hébergement de l'aide à la jeunesse
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4500 jeunes dans les centres d'hébergement de l'aide à la jeunesse - © Tous droits réservés

Ils sont tous mineurs et ne vivent pas dans un cadre familial traditionnel. En fédération Wallonie-Bruxelles, 4500 jeunes sont accueillis, à l'heure actuelle, dans des centres d'hébergement. "C'est un chiffre stable, d'année en année", nous explique Aude Lavry, la porte-parole de Rachid Madrane, le ministre en charge de l'aide et de la protection de la jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Tous ces enfants ont une histoire personnelle assez particulière. Ils ont été placés par un juge ou à la demande de parents qui n'arrivent pas à s'en occuper au quotidien. Certains d'entre eux ont connu des violences, des abus ou n'ont tout simplement jamais eu un encadrement parental.

Au pensionnat Henri Jaspar, à Watermael-Boitsfort, 18 jeunes sont résidents permanents. Chaque jour, ils goûtent, étudient, jouent ensemble. "C'est un peu comme une grande famille", confie Wendy Chirico, une éducatrice du centre. Eviter de rompre le lien avec les parents, tel est l'objectif du pensionnat. Si la situation le permet, chaque enfant peut retrouver sa famille très régulièrement. "Certains enfants voient leurs parents le week-end ou lors des vacances. Nous mettons en place un dialogue avec les parents pour qu'ils puissent progressivement s'occuper à nouveau de leur fils ou de leur fille", raconte le directeur, Antonio Frau.

Parfois, les choses sont bien plus compliquées. En témoigne les explications d'un des jeunes garçons, qui doit rester anonyme. "Mon père me battait. Fort. Enfin, normalement. Et ma maman a une maladie", confie le jeune hébergé au pasionnat depuis plus de 4 ans".

Dans le couloirs de ce centre, la réalité de ces enfants est difficile mais chargée d'espoir. "Au début, je pleurais tous les jours. Maintenant, jarrive à tenir. ma maman me manque. Ma soeur et moi, nous la voyons une heure par mois", explique une pensionnaire d'à peine 10 ans.

D'après la direction, 50% des jeunes pourront un jour regagner leur famille de manière durable ou trouver une famille d'accueil. Les autres resteront, ici, le temps de prendre leur propre envol.

 

 

 

 

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