4 conseils pour gérer au mieux son blocus

La guindaille pour les étudiants, c’est fini cette fois-ci ! Après plusieurs semaines de soirées arrosées, il est temps pour eux de se plonger pleinement dans leurs cours, car le blocus pointe doucement, mais sûrement le bout de son nez.

Mais c’est quoi exactement le blocus ? Eh bien une période de deux semaines environ - à partir du 15 décembre – où les étudiants “bloquent” les matières enseignées depuis septembre en vue de préparer la session des examens de janvier.

Une période particulièrement stressante pour les étudiants donc : certains ont des difficultés à gérer leur étude et à s’organiser efficacement, d’autres sont carrément confrontés au surmenage, voire au burn-out ou à la dépression. Alors comment réussir son blocus, surtout si c’est le premier ? Voici les conseils de Sylviane Bachy, coordinatrice du service d’accompagnement aux apprentissages à l’Université libre de Bruxelles (ULB).

1. Gérer son temps

La transition entre le monde secondaire et le monde universitaire est loin d’être évidente, transition symbole d’une plus grande liberté pour les jeunes… “Les étudiants passent d’un horaire d’une trentaine d’heures à 15 heures ou 20 heures par semaine. Ils se réjouissent d’avoir plus d’heures de loisirs supplémentaires, alors que ces heures sont en réalité prévues pour un travail en autonomie.”

Certains étudiants se retrouvent donc à cette période de l’année complètement dépassés par la quantité de matières à s’approprier… Alors, est-ce que tout est foutu pour autant ? Eh bien non heureusement, il n’est pas trop tard pour s’y mettre ! “Première étape : réaliser un planning, c’est-à-dire répartir semaine par semaine les différentes tâches à réaliser par rapport aux cours que l’étudiant doit présenter. C’est finalement comme préparer un sportif pour une compétition…”. Tout en ne se laissant pas enfermer par ce planning qui doit demeurer un minimum flexible.

2. Connaître les exigences propres à chaque cours

Autre problème : les étudiants ne savent pas toujours ce que les enseignants attendent d’eux… “Souvent, c’est lors de la première confrontation avec l’examen qu’on se rend compte du niveau d’exigence.” C’est d’autant plus important que les exigences varient d’une matière à l’autre, d’une université à l’autre, voire d’un professeur à l’autre. “Deux professeurs de mathématique d’une même université peuvent très bien avoir des approches et des exigences très différentes.”

Il est donc important de se renseigner au préalable sur les acquis d’apprentissage ou les modes d’évaluation propres à chaque cours. Un examen ne se prépare pas de la même manière si c’est un QCM ou des questions ouvertes par exemple.

Un autre indicateur est le nombre de crédits de chaque cours. Le crédit, c’est l’unité correspondant à la charge de travail (assister au cours, remettre ses notes en ordre, faire des recherches complémentaires, étudier…) d’un étudiant pour un cours au sein d’un programme d’études. Un crédit correspond théoriquement à une trentaine d’heures environ de travail. Ainsi plus un cours compte un nombre de crédits important, plus il implique a priori de l’investissement de la part de l’étudiant.

3. S’octroyer des moments de rien

Les risques de surmenage sont réels. Selon Sylviane Bachi, ce surmenage est notamment dû aux multitâches accrues par les nouvelles technologies. “Avec les smartphones, les jeunes sont en permanence en train de faire deux ou trois choses en même temps, ce qui les épuise…” D’où l’importance de s’accorder des vraies pauses, de s’octroyer du repos en mettant son cerveau en mode “off”.

Le smartphone reste bien évidemment un outil pertinent pour accéder à Internet et rechercher des informations complémentaires à l’étude. “Mais si c’est pour aller sur les réseaux sociaux et discuter avec ses amis, alors évidemment il vaut mieux le laisser de côté…

4. Avoir une bonne hygiène de vie

Les étudiants ont parfois tendance à se laisser aller en cette période de blocus… Or avoir une bonne hygiène de vie est fondamental. “Bien dormir, bien s’alimenter, bien s’aérer. Se consacrer aussi à des activités extra-académiques : en blocus, on ne doit pas s’arrêter de vivre, mais bien trouver le bon équilibre…

Cette bonne hygiène de vie permet à l’étudiant d’arriver à la session d’examens dans les meilleures conditions possible. “Comme le sportif en compétition, l’étudiant doit donner tout ce qu’il a en session. Or s’il ne s’est pas ménagé un minimum pendant le blocus, il ne peut arriver qu’épuisé aux examens.” Le blocus n’est donc pas un sprint final, mais bien un marathon sur une longue durée !

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK