36 communes hennuyères vont s'équiper de caméras de surveillance pour traquer les incivilités

Les communes connaissent bien les endroits qui font l'objet de dépôts sauvages récurrents
Les communes connaissent bien les endroits qui font l'objet de dépôts sauvages récurrents - © RTBF

Les caméras de surveillance pour renforcer la sécurité dans les villes, on connaît ça depuis longtemps. Les caméras pour traquer les auteurs de dépôts sauvages de déchets, c’est moins répandu. La Wallonie s’équipe dans ce domaine. La Ministre de l’Environnement Céline Tellier (Ecolo) vient de dévoiler la liste des communes qui ont répondu à son appel à projet concernant des équipements destinés à identifier "les auteurs d’incivilités ayant un impact sur la propreté publique". Sur 151 communes candidates, 94 ont vu leur projet retenu et parmi elles, une majorité de communes hennuyères. Elles recevront chacune un subside (de maximum 25.000 euros).

Parmi ces villes, on retrouve Mons, Charleroi, Tournai, La Louvière mais aussi des petites communes rurales. 

Selon les situations particulières, certaines opteront pour des caméras fixes, des caméras mobiles voire des logiciels permettant de signaler les dépôts. Le matériel doit être installé pour juillet 2022.

L’idée d’utiliser la vidéosurveillance pour identifier les auteurs de dépôt clandestins n’est pas neuve, plusieurs communes en ont déjà fait l’expérience. A Mons, par exemple, la Ville a testé des caméras mobiles placées pendant de courtes périodes à des endroits problématiques. Charlotte De Jaer, Echevine de la propreté cite le cas de la piscine de Cuesmes et de ses bulles à verre aux abords desquels on retrouve régulièrement des dépôts clandestins. Une caméra mobile placée à cet endroit pendant 4 jours a permis de repérer 13 auteurs de dépôts clandestins dont 9 ont pu être identifiés.

Les lieux problématiques varient d’une commune à l’autre : abords d’autoroutes, coins de campagne, rues discrètes, cimetières… Les "points noirs" sont bien connus des services chargés de traquer les incivilités. L’aide des caméras devrait permettre d’augmenter les verbalisations (le montant des amendes a été doublé en septembre dernier) mais cette surveillance électronique a aussi un but dissuasif. En espérant que cela ne se résume pas à un déplacement des déchets clandestins…

La liste des communes bénéficiant d’un subside pour s’équiper de matériel de vidéosurveillance se trouve sur le site de la Région wallonne.

 

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