30% des agriculteurs wallons sont en burn-out: "On travaille plus pour gagner moins"

30% des agriculteurs wallons sont en burn-out: "On travaille plus pour gagner moins"
30% des agriculteurs wallons sont en burn-out: "On travaille plus pour gagner moins" - © MOHAMMED ABED - AFP

Un groupe de travail regroupant plusieurs structures et organisations professionnelles en rapport avec le monde agricole a présenté vendredi ses recommandations au ministre wallon de l'Agriculture pour améliorer le soutien social aux agriculteurs.

Piloté par l'ASBL Agricall, ce groupe de travail soutenu par le ministre de l'Agriculture René Collin planche depuis plus d'un an sur différentes pistes d'implémentation d'une résolution adoptée l'année dernière par le gouvernement wallon visant à renforcer le soutien social aux agriculteurs.

Le groupe rassemble des structures aussi diverses qu'un centre de référence en médiation de dettes, une équipe mobile d'intervention en santé mentale, des syndicats agricoles, un groupe spécialisé dans le surendettement, des vétérinaires, des avocats ou encore des psychologues.

Hervé est agriculteur depuis 35 ans dans le village de Bleid, à Virton. Son métier de rêve s'est un jour transformé en cauchemar.

"L'objectif du groupe n'est pas d'émettre des revendications politiques mais d'unir nos forces en s'appuyant le plus possible sur l'interdisciplinarité pour répondre aux préoccupations des agriculteurs et mieux les accompagner", souligne Laurence Leruse, coordinatrice d'Agricall.

Vendredi, l'ASBL et ses partenaires étaient à la ferme Lieffrig de Bleid (Virton) pour présenter une série de recommandations au ministre wallon de l'Agriculture René Collin. Des recommandations qui portent notamment sur la prévention des futurs agriculteurs quant aux difficultés psychosociales, juridiques et économiques du métier. Mais aussi sur la nécessité de sensibiliser d'autres secteurs - juridiques, psychologues, vétérinaires - aux spécificités de la profession.

"Nous avons publié un 'AgriKit' qui compile des fiches pratiques de conseils relatifs aux problématiques auxquelles peuvent être confrontés les agriculteurs, comme le surendettement, la dépression, les idées suicidaires", poursuit Laurence Leruse. "Avec la nouvelle législation, les agriculteurs sont considérés comme des entreprises, alors qu'ils ne sont pas nécessairement outillés pour."

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