Les élèves de la Haute Ecole Helmo ne doivent pas repasser les cours réussis

Dans certaines écoles, l'échec dans un cours implique que les élèves doivent repasser tous les cours de l'unité en question même ceux qu'ils ont brillamment réussis.
Dans certaines écoles, l'échec dans un cours implique que les élèves doivent repasser tous les cours de l'unité en question même ceux qu'ils ont brillamment réussis. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

C'est le début des secondes sessions dans l'enseignement supérieur ce lundi, avec pour toile de fond cette confusion sur le décret Marcourt qui réorganise notamment les cours en unités d'apprentissages, une unité pouvant regrouper plusieurs cours.

Du coup, dans certaines écoles, l'échec dans un cours implique que les élèves doivent repasser tous les cours de l'unité en question même ceux qu'ils ont brillamment réussis, ce qui suscite évidemment la colère des étudiants. Vendredi le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS) avait lui-même déclaré qu'une telle interprétation était contraire à l'esprit du décret.

Une solution tardive

A la haute école Helmo à Liège, un accord a été trouvé avant le week-end, au grand soulagement des étudiants de la section paramédicale.

Il a donc fallu attendre l'avant avant-veille du début de session pour qu'une solution soit trouvée. Les élèves de la section médicale de la Haute Ecole Libre Mosane peuvent, mais ne doivent pas, repasser les examens dans les cours qu'ils ont réussis en juin. C'est la logique des dispenses. Et tant pis si certains ont passé une partie de l'été à réviser des matières pour lesquelles ils ont déjà reçu une bonne note.

La Fédération des étudiants francophones préfère y voir une victoire, explique Brieuc Wathelet : "Grâce à l’organisation étudiante et à la mise sous pression des conseils étudiants sur l’établissement et sur le ministre, une solution a été trouvée. La meilleure des notes sera prise en considération entre la session de juin et la session de septembre".

Pourquoi ça n’a pas été prévu dès le départ ? "C’est une excellente question", répond la Fédération des étudiants francophones.

Mais une bonne question qui ne reçoit que de mauvaises réponses. A l'évidence, des chefs d'établissements et des professeurs ne digèrent toujours pas le décret qui réorganise l'enseignement supérieur. C'est devenu une affaire de principes, plus qu'une question de conservatisme ou d'inertie.

Et le soutien à la réussite est quelques fois passé au second plan. Pour le directeur-président de la Haute Ecole Libre Mosane, Alexandre Lodez, il n’est pas grave d’avoir révisé des cours qui, finalement ne seront pas représentés. "On n’étudie jamais pour rien parce qu’on ne peut faire que s’améliorer".

Pas sûr que tout le monde goûte à ce genre de philosophie, quand la réussite d'une année est en cause.

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