284 décès pour 5 millions d'habitants: la Finlande rouvre ses écoles mais redoute une deuxième vague du virus

284 décès pour 5 millions d'habitants: la Finlande rouvre ses écoles mais redoute une deuxième vague du virus
284 décès pour 5 millions d'habitants: la Finlande rouvre ses écoles mais redoute une deuxième vague du virus - © dowell - Getty Images

Les enfants ont repris jeudi le chemin de l'école en Finlande après huit semaines de fermeture mais pourraient avoir à reprendre l'enseignement à distance après les vacances d'été, en fonction de l'évolution de la pandémie de coronavirus.

Les élèves reprennent l'école pour à peine plus de deux semaines avant le début des grandes vacances début juin. De strictes mesures de distanciation physique ont été mises en place.


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Les récréations seront étalées pour éviter d'avoir trop d'enfants dans la cour en même temps et les espaces inutilisés dans l'école seront transformés en salles de classe pour permettre de répartir les effectifs, avait expliqué la ministre de l'Education Li Andersson le 29 avril en annonçant la reprise des classes.

Jeudi, la ministre a annoncé que des lois étaient en préparation pour permettre aux écoles de choisir, en fonction des circonstances l'enseignement présentiel ou distanciel, à la rentrée prévue mi-août. Le pays compte environ 550.000 élèves.

Un taux très bas

La Finlande a enregistré jusqu'à présent 284 décès liés à la maladie Covid-19 avec plus de 6.000 cas d'infection, un taux plus bas que celui des pays nordiques voisins ce qui a conduit les épidémiologistes à avertir que de futurs assauts du virus pourraient se révéler plus graves.

Le syndicat des enseignants finlandais a critiqué le projet de reprendre l'enseignement présentiel, estimant dans un communiqué qu'"il n'est pas clairement prouvé que cela aille dans l'intérêt des enfants" et avertissant que les écoles pourraient "ne pas capables d'assurer pleinement la sécurité des enfants ou du personnel".

Le principal épidémiologiste du pays, Mika Salminen, avait toutefois pris la défense de cette décision le 29 avril, estimant lors d'une conférence de presse que "le pourcentage d'enfants atteints par la maladie est restreint". Selon lui, "la crainte de voir un enfant contaminer un adulte n'est pas réaliste. L'ouverture des écoles est sans risque".

L'opinion publique se montrait divisée à parts égales sur le sujet, selon des sondages publiés mercredi.

 


Belga

Voici quelques images de la rentrée à l'école Eestinkallio en Finlande

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