1663 jeunes donnent leurs solutions pour enrayer le harcèlement sexuel dans les festivals

1663 jeunes âgés de 16 à 24 ans ont été sondés par Plan International Belgique afin de savoir ce qu’il convenait de faire pour enrayer le harcèlement sexuel dans les festivals
1663 jeunes âgés de 16 à 24 ans ont été sondés par Plan International Belgique afin de savoir ce qu’il convenait de faire pour enrayer le harcèlement sexuel dans les festivals - © HATIM KAGHAT - BELGA

Fin juin, l’ONG Plan international Belgique dévoilait les résultats de son sondage sur le harcèlement sexuel dans les festivals. Les chiffres sont révélateurs de l’étendue du problème : 60% des sondé.e.s reconnaissent que le harcèlement sexuel est un problème fréquent voire très fréquent dans les festivals. Depuis l’ONG a lancé une vaste campagne de sensibilisation (#SAFEstival) auprès des festivaliers et des organisateurs.

"Cette campagne a fait du bruit, amenant plusieurs festivals à se pencher sur la question et débouchant même sur des décisions politiques bienvenus", explique Manuela Varrasso, porte-parole de Plan International Belgique. En effet, la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de consacrer un budget de 250.000 euros pour soutenir les initiatives visant à combattre le harcèlement.

Des solutions

L’autre objectif de cette campagne de Plan International de Belgique était aussi de collecter un maximum de solutions. Durant tout l’été, l’ONG a sondé, sur Internet, 1663 jeunes âgés de 16 à 24 ans afin de savoir ce qu’il convenait de faire pour enrayer ce fléau. D’autres ont proposé leurs idées aux différents stands et boîtes à idées de l’ONG installé de nombreux festivals cet été.   

La deuxième partie de cette campagne est terminée depuis le 30 aout dernier. Sur base des résultats, Plan International Belgique a dégagé plusieurs priorités : former le personnel en particulier les agents de sécurité, renforcer l’intimité des filles dans les campings et les toilettes, fournir des outils pour dénoncer et signaler les cas de harcèlement comme l’installation d’un numéro d’alerte disponible 24h/24, expulser immédiatement les auteur.e.s de harcèlement et être attentif à la surconsommation d’alcool et de drogues.

Pour l’ONG, les réponses récoltées durant cet été doivent également interpeller le monde politique afin d’agir contre ce phénomène en mettant, par exemple, en application divers plans d’action et en appliquant, aussi, des sanctions sévères à l’égard des auteurs de harcèlement.

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