130 millions de débris spatiaux: une gestion compliquée

La Terre vue de l'espace. Autour d'elle, il n'y a pas que des satellites qui gravitent, mais aussi des débris.
La Terre vue de l'espace. Autour d'elle, il n'y a pas que des satellites qui gravitent, mais aussi des débris. - © NASA

L'actualité aérospatiale de ces derniers jours est accaparée par le lancement réussi de "Falcon Heavy", présentée comme "la fusée la plus puissante" au monde. À son bord : une voiture Tesla, destinée à se placer en orbite autour de Mars.

Si la mission est un succès, il semblerait que les moteurs aient mieux fonctionné que prévu. Résultat : la Tesla intergalactique va dépasser l'orbite de la planète rouge contrairement à ce qui était prévu initialement... en espérant qu'elle ne croise pas la trajectoire d'un autre objet céleste.

Dans ce cas, si les deux corps célestes venaient à entrer en collision, le véhicule se transformerait en un ensemble de petits composants se baladant dans l'espace. C'est une piste évoquée par Ian Whittaker, professeur d'astrophysique à l'université de Nottingham Trent : "Il est difficile de prévoir où ces débris pourraient terminer leur course et, par conséquent, cela peut être problématique pour de prochains lancements de satellites vers Mars, Saturne ou Jupiter."

L'espace est déjà bien encombré

Ces débris pourraient rejoindre les 130 millions de débris spatiaux qui gravitent déjà autour de la Terre. Des anciens satellites, des morceaux de fusées ou bien encore des anciens équipements d'astronautes forment cet ensemble.

Même si certaines particules ne font que quelques centimètres de long, elles peuvent provoquer pas mal de soucis : le 23 août 2016, le satellite européen d'observation, Sentinel-1A, a été percuté par une particule d'un centimètre provoquant une déformation de 40 centimètres sur un panneau solaire du satellite. Une baisse de puissance du système avait été détectée après cet impact.

Plusieurs solutions sont en cours de développement pour tenter d'endiguer le phénomène. e.Deorbit, RemoveDEBRIS ou encore CleanSpace One : derrière ces noms se cachent des projets pour tenter de nettoyer le ciel. Il s'agit dans tous les cas de capturer ces débris (au moyen d'un bras, d'un filet ou d'une pince), de stabiliser leur mouvement et puis de projeter les éléments capturés dans l'atmosphère terrestre afin qu'ils se désintègrent. Les Britanniques de RemoveDEBRIS et les Suisses de CleanSpace One espèrent lancer leurs projets cette année.

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