13 novembre, 2 ans après: "On a attaqué la France pour ce qu'elle est et ce qu'elle représente"

Jean-Michel Fauvergue a été profondément touché par ces événements, mais arrive à vivre avec ces images
Jean-Michel Fauvergue a été profondément touché par ces événements, mais arrive à vivre avec ces images - © Tous droits réservés

Le 13 novembre 2015, 137 personnes perdaient la vie dans les attentats de Paris, notamment au Bataclan. Deux ans plus tard, l'ex-patron du RAID, qui était sur place, est revenu sur l'intervention de sa brigade au Bataclan. 

Fort d'une carrière de 39 ans à la Police nationale et de 4 ans au RAID, il dirige cette cellule quand les attentats de Paris ont lieu. Très vite, il doit se rendre au Bataclan, où il va découvrir un lieu ravagé, dans lequel leur objectif est de sauver la vie des potentielles survivants. Dans son livre "Patron du RAID", il raconte ses pensées au moment d'entrer dans la salle de concert.

Si Jean-Michel Fauvergue est parvenu à passer au-dessus de ces événements du Bataclan, il n'a absolument rien oublié. D'autant que deux jours après avoir vu l'horreur, on lui annonce une mission pour aller déloger Abdelhamid Abaaoud, un des cerveaux djihadistes. Certains médias leur ont reproché d'avoir dépensé 1576 cartouches, tandis que dans l'appartement, ne se trouvaient qu'un fusil, quelques ceintures explosives et des grenades. Le député LREM a sa propre vision des faits, et assume complètement ce qui a eu lieu.

Depuis les attentats qui ont touché la capitale française, l'ex-patron du RAID a quitté son poste pour se tourner vers la politique et La République En Marche. Jean-Michel Fauvergue connait donc les deux côtés de la balance. Celui-ci reconnait d'ailleurs qu'à cette période, ils étaient plongés dans l'inconnue et prêts à repartir pour une opération du genre à tout moment. Selon lui, "nos démocraties sont des pays qui n'attaquent personne, et on a donc toujours un temps de retard car on est en défense".

La France a mis fin à l'état d'urgence en ce début de mois de novembre, un état d'urgence qui a donc duré 22 mois. Cela n'a pas empêché l'Etat français de transposer certaines mesures, comme la perquisition administrative, dans les lois françaises pour faciliter l'action policière. Comme en témoigne Jean-Michel Fauvergue, ces attentats ont touché le pays en profondeur, et l'ont obligé à évoluer pour une action plus rapide des policiers dans pareille situation.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK