10 millions d'euros pour rénover les terrains synthétiques bruxellois potentiellement cancérigènes

La question de la toxicité des terrains de sport synthétiques fait débat depuis plusieurs mois. En octobre dernier, une grande enquête de la RTBF mettait en lumière le danger de ces installations. Du côté de la région bruxelloise, 10,4 millions d’euros ont été débloqués pour financer la rénovation des terrains sur son territoire.

36 terrains synthétiques seront rénovés en région bruxelloise. Celui du stade d’Auderghem est l’un d’entre eux. Les petites billes de pneus broyés qui composent le terrain seront remplacées par d’autres alternatives, ce qui rassure le responsable, Thierry Van Peterghem : « Il arrive que les enfants se plaignent de démangeaisons, mais c’est très rare. Si on passe aux petites billes en liège, cela ne peut être que rassurant », assure-t-il.

Des copeaux de liège viendront remplacer les granules de caoutchouc. Des copeaux de coco semblent aussi faire partie des alternatives envisagées.

Plus vite qu’en Wallonie…

Avec ces 10,4 millions d’euros, le gouvernement bruxellois entend aller plus vite que le sud du pays, qui procède actuellement à des analyses de dangerosité. « Je ne juge pas ce qui se passe en Wallonie, prévient Fadila Laanan (PS), Secrétaire d’État bruxelloise en charge des infrastructures sportives communales. Je pense qu’il y a plusieurs analyses qui peuvent se faire, mais moi je ne prends aucun risque. »

…mais pas trop

Si l'on peut reconnaître que la région bruxelloise franchit un cap, au moins neuf terrains devront encore patienter. À Auderghem, le terrain voisin de celui qui sera rénové reste au caoutchouc pour l’instant.

« Si Madame la Ministre nous octroie les subsides qu’il faut, il n’y a aucun souci. On pourra changer aussi ce second terrain synthétique », promet Eloïse Defosset (DéFI), échevine des sports. Mais en attendant, pas question d’interrompre les activités sur ce terrain.

Ces travaux de rénovation devraient durer entre trois mois et un an selon la taille des projets. En Wallonie, 156 terrains sont en attente d’une décision claire.

Terrains synthétiques: les premières analyses officielles pas si rassurantes

Un mois après la diffusion de l'émission Questions à la une intitulée Terrain synthétique, gazon maudit?, de nouvelles révélations mettent en difficulté la ministre wallonne des infrastructures sportives, Valérie De Bue. Les analyses qu'elle met en avant pour rassurer sur les potentiels dangers ne sont pas vraiment rassurantes.

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