10 000 peines de travail ont été exécutées l'an dernier

10 000 peines de travail ont été exécutées l'an dernier
10 000 peines de travail ont été exécutées l'an dernier - © AFP/FABIENNE FAUR

La grande évolution, c'est que l'arriéré a été considérablement résorbé. Attendre des mois, voire des années pour prester sa peine de travail, c'est désormais du passé. 80% des prestataires de peines de travail l'effectuent correctement. Ceux qui manquent d'assiduité doivent s'acquitter d'une "peine subsidiaire" : une amende, ou la prison ferme, selon les cas.

Mais qu'est-ce donc qu'une peine de travail ? Et quel intérêt présente-t-elle par rapport à une amende ou l'emprisonnement ? C'est ce qu'a voulu savoir Odile Leherte. Reportage dans une structure d'accueil de prestataires de peines de travail l'asbl Les petits riens, à Ixelles.

"Voilà, nous arrivons ici dans notre restaurant social des Petits Riens". David Saporito est directeur d'insertion aux Petits Riens. C'est lui qui a encadré la soixantaine de prestataires de peine de travail qui sont passés par l'asbl l'an dernier. 

Dans la cuisine, Chakib qui vient effectuer sa peine : "Mon rôle en fait, c'est de couper les légumes, de faire les préparations, donc surtout d'aider le chef, enfin c'est ma formation puisque j'ai une formation de cuisinier".

Et ce n'est pas par hasard que Chakib preste sa peine dans une cuisine. Elisabeth Aksajef est responsable au Service d'encadrement de la Commune d'Ixelles, qui rencontre chaque prestataire et l'interroge sur sa formation, ses hobbys : "La plupart du temps, on fait ça effectivement en fonction des capacités".

Des capacités qu' Elisabeth Aksajef a parfois détectées à l'insu du prestataire lui-même. Comme ce jeune qui voulait faire du nettoyage et qu'elle a placé aux Archives d'un musée : "En fait, il s'est emballé dans son travail, il a été engagé et maintenant, c'est quelqu'un qui est en train de gravir les échelons".

Et si Chakib exécute sa peine de bon coeur : "Je trouve que c'est une très, très bonne solution pour les courtes peines parce qu'un bracelet électronique, rester à la maison, je trouve que ça ne sert à rien".

Beaucoup d'autres prestataires traînent les pieds : "Ils arrivent ici, ils ne sont pas toujours très motivés, ils viennent parce qu'ils sont obligés de le faire, donc le tout est de voir en fonction de nous de bien être clair au niveau des règles".

Car certaines peines s’étalent parfois sur des mois, les w-e, les jours de congé y passent. Une peine exigeante, qui, au contraire de la prison, n'exclut pas le condamné de la société.

 

RTBF

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