Vresse-sur-Semois: Qu'elle est belle la prairie de la ferme des Crutins

Les prairies suffisent amplement pour nourrir les moutons et agneaux toute l'année à la ferme bio des Crutins à Vresse-sur-Semois. En arrière-fond les cabanes pour la mise bas des cochons
4 images
Les prairies suffisent amplement pour nourrir les moutons et agneaux toute l'année à la ferme bio des Crutins à Vresse-sur-Semois. En arrière-fond les cabanes pour la mise bas des cochons - © Monika Wachter - RTBF

Pierre Pirson vient de recevoir le troisième prix du concours "Qu'elle est belle ma prairie!". Il a été remis à la foire de Libramont. C'est surtout l'autonomie de la ferme des Crutins qui a retenue l'attention du jury composé de membres des ASBL Natagora, Natagriwal et du syndicat agricole Fugea. Sa ferme bio se trouve à Sugny, dans la commune de Vresse-sur-Semois.

Pierre Pirson explique comment fonction son système de rotation des praires pour ne pas devoir utiliser ni engrais ni vermifuge. "La prairie est pâturée pendant deux ans par les moutons en système tournant. Ensuite on a relabouré la prairie, on a resemé une céréale qui vient d’être moissonnée. Dans la céréale, en même temps, on a fait pousser de l’herbe, principalement du trèfle et du plantain qui serviront tout l’automne et tout l’hiver pour les moutons. Et le printemps prochain la prairie sera à nouveau retournée et ensemencée en céréales et c’est reparti. On n’a pas besoin d’engrais. Ce sont les animaux qui fertilisent le sol. Et on travaille sans vermifuge. On fait un système par parcelle. Les moutons changent de place dans les prairies tous les jours donc on n’a pas de contamination. C’est comme ça qu’on arrive à vivre en autonomie et à nourrir les moutons toute l’année."

Les céréales sont destinées aux porcs qui vivent et mettent bas en liberté dans les prairies mais séparés les uns des autres. Le seul apport extérieur dont la ferme a encore besoin c’est le soja bio pour nourrir les cochons de façon équilibrée.

Wendy Pirson, qui travaille avec son père à la ferme, espère qu’un jour ils arriveront à pouvoir nourrir tous les animaux avec les prairies et les produits de la ferme. "On est en train de rechercher pour voir ce qu’on pourrait utiliser comme alternative ici, plutôt que d’importer des aliments. Peut-être des orties ou d’autres plantes. On y travaille doucement et on cherche. Ce serait vraiment génial si on pouvait parvenir à être 100% autonome."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK