Une galeriste namuroise victime d'un chantage informatique. Attention aux pièces jointes des emails!

Message envoyé par les ravisseurs, sur l'écran d'ordinateur
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Message envoyé par les ravisseurs, sur l'écran d'ordinateur - © Dominique Marcq

Sa confiance a été trompée par un mail. Son ordinateur est maintenant inutilisable. Et les cybercriminels lui réclament tout simplement une rançon si elle veut récupérer ses données. Un chantage qui guette des milliers de personnes…

Tout démarre par la réception d'un courrier électronique anodin, une facture émanant de l'Union des classes moyennes (UCM). Dominique Marcq, qui tient une galerie d'art à Namur, ne se méfie pas. Elle ouvre le fichier en annexe. Il est déjà trop tard, un logiciel malveillant s'installe dans son ordinateur et crypte tous ses fichiers. "C’est assez impressionnant car on voit un compte à rebours s’afficher : si, dans les 96 heures, je n’ai pas payé une rançon, toutes mes données seront à jamais perdues…"

Ces faux mails ont commencé à circuler le 14 février. Plusieurs milliers de personnes l'auraient déjà reçu. L'UCM n'est pas la cible de l'attaque, explique Olivier Bogaert, policier à la Computer Crime Unit. "On utilise l’image et le nom de la structure pour essayer de contacter des gens qui sont, le cas échéant, en contact avec l’UCM. C’est vraiment une demande de rançon. Raison pour laquelle on appelle ces logiciels des 'cryptolocker', et la procédure 'ransomware'. Des 'logiciels-rançonneurs', en somme."

Une rançon de 750 euros qu'il vaut mieux ne pas payer car la garantie de récupérer ses données est faible.

La protection contre ce type de chantage informatique passe par de bons anti-virus, mais aussi une sauvegarde de ses données sur un disque dur externe non connecté à l'ordinateur.

Petit rappel, donc : que vous soyez affilié(e) ou non à l'UCM, si vous recevez un mail de l'adresse cas@ucm.be intitulé "le calcul des cotisations"… surtout, ne l'ouvrez pas !

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