Les magasins de meubles et de bricolage en périphérie, les boutiques de vêtements et chaussures au centre-ville de Namur

Une des conclusions de l'étude préconise d'augmenter l'attractivité du centre-ville de Namur
Une des conclusions de l'étude préconise d'augmenter l'attractivité du centre-ville de Namur - © Monika Wachter - RTBF

C'est le nouveau schéma d'attractivité commercial de Namur qui se base sur les résultats de l'étude du SEGEFA, le service d'étude en géographie économique de l'Université de Liège qui viennent d'être présentés. "Namur constitue un des principaux centres d'agglomération en Wallonie, mais son attractivité diminue à cause de trois facteurs" explique le professeur Guénaël Devillet, le directeur du SEGEFA. "Premièrement, il y a la concurrence surtout de Louvain-la-Neuve, Marche-en-Famenne et Libramont. Deuxièmement, les clients vont acheter notamment à Fosses-la-Ville et Andenne des vêtements, des chaussures ou encore des petits bibelots à cause de la fragmentation de l'offre de ce type de magasins. Et finalement, une concurrence interne à la commune s'est développée avec l'offre accrue de la périphérie notamment pour l'équipement vestimentaire. 20.000 m² de commerces ont été construits à Naninne, Erpent, avenue Prince de Liège et Champion entre 2012-2017". 

Les points forts

L'étude universitaire a fait ressortir les avantages de la ville de Namur. Par rapport à d'autres villes wallonnes, il y a notamment moins de cellules vides, que ce soit dans le centre de la ville ou en périphérie. "Ce n'est donc pas alarmant" conclut le professeur Guénaël Devillet. Namur a un bassin de consommation important qui couvre 330.000 habitants de 23 communes. Ils viennent surtout pour l'achat de vêtements, chaussures et d'autres articles peu encombrants. En plus, l'offre commerciale est conséquente et attractive. Par ailleurs, la ville est un pôle d'emplois wallons important avec un public qui a un pouvoir d'achat supérieur à la moyenne wallonne. Ça c'est pour le diagnostic.

27.500 m² de commerce en plus d'ici 2025

L'objectif de la ville est d'attirer une nouvelle clientèle. Pour répondre à cette ambition, l'étude recommande d'augmenter l'attractivité commerciale du centre-ville avec une offre renforcée des magasins de vêtements, chaussures, parfums ou encore d'articles de décoration. Le professeur Guénaël Devillet préconise un centre commercial de 18.000 m², plus petit donc que les premiers projets qui parlaient de 23.000 m². Par contre, en périphérie, les articles légers comme les vêtement devraient dorénavant être proscrits, notamment à Erpent, Naninne et Champion, pour ne pas concurrencer les boutiques du centre-ville. En périphérie, il vaudrait mieux développer les commerces de gros comme les voitures, les meubles et le gros électroménager.

La ville maintient son moratoire sur la Nationale 4 dans le sud de Namur

"Nous allons poursuivre le moratoire sur la Nationale 4 à Erpent, explique Luc Gennart, l'échevin du développement économique, et on mettra aussi un simili-moratoire dans les autres endroits. Donc cette étude nous permet de cadenasser les endroits où l'on ne veut pas de développement complémentaire, pour empêcher tout ce qui est installation d'équipements légers. Donc on ne veut pas permettre à des marchands de chaussures de s'installer en périphérie. Cette une activité qui doit se trouver en centre-ville".

Pour équilibrer l'offre commercial, l'étude préconise le développement de nouveaux pôles commerciaux au nord-ouest de la ville, direction Gembloux. Namur prévoit le développement de 5.000 m² à Belgrade et 4.500 m² à Suarlée, le long de la Nationale 4 avant le dancing. Ici comme ailleurs dans la périphérie namuroise, l'idée est d'implanter des commerces de bricolage et de meubles, par exemple, mais surtout pas de vêtements et chaussures pour éviter toute concurrence avec le centre-ville.

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