Une école namuroise veut collecter 50 instruments à vent pour la création d'une fanfare

13 étudiants de l’ESA Namur, l’école des affaires de Namur, se sont lancé le défi de récolter 50 instruments, principalement des cuivres, pour aider à la création d’une fanfare dans le Sud-Kivu en Afrique. "Notre moteur c’est notre passion pour la musique. On espère organiser un festival de musique gratuit en juin. On a lancé un crowdfunding pour rémunérer les artistes. Mais avec le contexte sanitaire, il y a beaucoup d’incertitudes. On voulait qu’il reste quelque chose de matériel, de tangible. C’est là qu’on a eu l’idée de cette collecte d’instruments. On a contacté l’association Music Fund. Ils nous ont parlé du projet de création d’une fanfare au Kivu. On s’est lancé" détaille, Grégory Auspert, étudiant à l’ESA et coordinateur de la collecte. "Pour le moment nous avons reçu une vingtaine d’instruments dont 6 ou 7 cuivres".

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Les dons de cuivre sont rares © RTBF - Anaïs Stas

Dans les dons d’instruments, les cuivres font partie des denrées rares. "Des guitares, on en reçoit des centaines. Mais des cuivres, c’est plus compliqué. C’est plus cher. Et souvent, il y a une valeur sentimentale. C’était la trompette du grand-père qui jouait dans une harmonie" explique Christian Bertram, coordinateur des ateliers et du stock de Music Fund. "Quand l’ESA a appelé Music Fund, on s’est dit que c’était l’occasion de récolter plus spécifiquement des instruments à vent et surtout des cuivres. Pourquoi ? Pour soutenir le projet de création d’une fanfare au Kivu, la première fanfare du Kivu. Là-bas, les cuivres ont la cote. Les fanfares ont la cote. C’est toujours impressionnant à voir et à entendre".

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Une trompette reçue qui a besoin d'être réparée © RTBF - Anaïs Stas

Peu importe l’état de l’instrument, Music Fund possède un atelier de réparation à Marche-en-Famenne. "Nous stockons, réparons et envoyons des instruments de musique dans le monde entier. Parfois, on envoie des instruments abîmés parce que nous formons des réparateurs que ce soit en Haïti, en RDC". A Marche, une partie de l’atelier est dédiée aux instruments à vent. Tous les instruments à vent passeront par les mains de Déborah Lémery pour être vérifiés puis réparés si nécessaire. "Ce que j’adore c’est qu’on est entre la petite horlogerie et la mécanique auto. Il y a du bricolage, de la réflexion" explique Déborah qui remonte les clefs d’un vieux saxe.

Si vous souhaitez donner un instrument, la collecte de l’ESA se déroule jusqu’au 20 juin. Vous pouvez déposer vos instruments soit au Rockamusic d’Erpent, soit dans les bureaux de Music Fund dans les galeries de la Reine à Bruxelles.

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Un saxe en réparation sur l'établi de Déborah © RTBF - Anaïs Stas
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