Un prestigieux concours international pour jeunes violonistes a lieu à Namur

Le concours Arthur Grumiaux en est à sa neuvième édition. Les participants ont entre 7 et 21 ans et viennent parfois de très loin : de Suisse, de Corée, du Japon ou d'Australie.

Derrière les portes de l’IMEP (l’Institut supérieur de musique et de pédagogie, où a lieu le concours), la préparation est intense malgré les milliers de kilomètres parcourus pour rejoindre Namur. C’est le cas de Mila Haydon, 11 ans. "J’ai quitté Canberra (la capitale de l’Australie) et je suis venue ici pour participer à ce concours. Je pense être capable de le gagner."

Gagner, bien sûr. Mais avant toute chose, se mesurer aux autres. C'est important, explique son père, John Haydon. "Elle a gagné une compétition à Sidney mais nous voulions une compétition internationale. C’est une bonne expérience. C’est chouette de gagner, évidemment! Mais si elle ne gagne pas, c’est bien aussi. De toute façon, ce sera une bonne expérience."

D’Australie, mais aussi du Japon ou de Corée, où chaque candidat doit supporter la totalité de son inscription. "C’est effectivement eux qui paient leur voyage et tous leurs frais d’hôtel et de séjour." Gabrielle Laurent est l'une de ces rares bénévoles grâce à qui ce concours peut encore être organisé. "Il y a en plus un coût d’inscription. Et s’ils se font accompagner, il y a aussi un coût pour l’accompagnateur. Donc, il faut bien se rendre compte que ces enfants sont vraiment très motivés pour venir jusqu’ici. C’est un investissement familial énorme pour tous ces jeunes enfants."

Un sacrifice qui, dans quelques années, restera - au pire - un excellent souvenir, - au mieux - un tremplin pour leur carrière prometteuse.

Et les tous petits justement se produiront ce mercredi. Les auditions sont publiques et se déroulent à l'IMEP à Namur. A noter que la remise des prix et le concert des lauréats se fera ce vendredi 12 février au Théâtre de Namur.

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