Un nouveau lieu de repos pour les personnes sans domicile à Namur

Un nouveau lieu de repos pour les personnes sans domicile à Namur
Un nouveau lieu de repos pour les personnes sans domicile à Namur - © Google maps

Etre sans domicile fixe et respecter les règles de confinement, une injonction qui était impossible à respecter à Namur puisque l’abri de jour avait dû fermer ses portes au début du confinement faute de pouvoir y appliquer les mesures de distanciation sociale et d’hygiène préconisées.

Ce mercredi 8 avril, un nouveau lieu, dit "de repos" car "les services d’accompagnement ne sont pas aussi complets qu’à l’abri de jour" précise Philippe Noël, le président du CPAS de Namur. Cet espace de repos ouvre ses portes de 08h30 à 16h30 et est situé au sein de l’Ecole industrielle et commerciale (rue Pépin, 2c). "On voulait un lieu dans la corbeille, c’est là que nous avons le plus de personnes sans domicile".

Comment faire respecter la distanciation sociale ?

L’espace de repos accueillera maximum 25 personnes en même temps. Il y a un espace intérieur et extérieur. "A l’intérieur comme à l’extérieur, les distances à respecter sont marquées au sol. Les tables et chaises sont disposées de manière à respecter la distanciation sociale". Le dispositif mis en place repose donc sur la bonne volonté des personnes qui ont besoin de cet espace de repos. "Le confinement, la distanciation sociale, cela fait trois semaines qu’on en parle sans arrêt. On l’applique dans les autres lieux comme l’abri de nuit, lors des distributions de nourritures. Les personnes sont de plus en plus inquiètes pour leur santé. Elles sont demandeuses de ces mesures et les respectent d’elles-mêmes, même s’il faut le répéter souvent".

Un dispositif d’accueil complet

Désormais la ville estime que le dispositif d’accueil des personnes sans domicile fixe est complet. On a la distribution de nourriture, un hébergement de nuit, la possibilité de dépister les suspicions de COVID-19, un lieu de confinement, un lieu pour se doucher, laver ses habits et maintenant un lieu de repos en journée. "On est revenu à un dispositif presque similaire à ce qu’il existait avant le confinement. Les grosses différences sont qu’avant on avait un réseau gérer par de multiples intervenants, il tournait essentiellement grâce à des bénévoles situés dans des tranches d’âges qui les placent dans le public à risque. Maintenant, les lieux sont gérés par la commune et la province, et les intervenants sont du personnel communal ou provincial. Mais au besoin, on a une liste incroyable de personnes qui se sont portées volontaires pour aider".