Un milliard de travaux sur le rail pour gagner 20 minutes entre Bruxelles et Luxembourg

Entamés en 2007, les travaux ne seront sans doute pas terminés avant 2025
Entamés en 2007, les travaux ne seront sans doute pas terminés avant 2025 - © Hugues Van Peel - RTBF

Vingt minutes de temps de parcours en moins entre Bruxelles et Luxembourg, c’est l’objectif du vaste chantier entamé il y a dix ans sur les lignes ferroviaires 161 et 162 qui relient les deux capitales en passant par Ottignies, Gembloux, Namur et Ciney. Le chantier est d’une ampleur inégalée sur le réseau belge.

"Les derniers grands travaux sur cette ligne remontent à 1956, explique François Bellot, ministre fédéral de la Mobilité, en visite sur le terrain ce mardi. Il était temps d’y retravailler, pour des raisons de robustesse, de fiabilité, de ponctualité et de temps de parcours. C’est une grosse remise à niveau. Après, on sera tranquille pour cinquante ans".

Ainsi, les gares de Jemelle et Gembloux ont déjà été modernisées, 49 ouvrages d’art ont été renouvelés et 19 passages à niveau ont été supprimés. Sur ce tracé sinueux, Infrabel, le gestionnaire du réseau, a aussi rectifié dix courbes pour permettre aux trains de rouler plus vite (la vitesse de référence de cet axe ferroviaire passera de 130 à 160 kilomètres à l’heure). Les voies, les caténaires et la signalisation sont également remplacées. On procède enfin à la réélectrification de la ligne pour passer de 3.000 volts à 25.000 volts, ce qui permettra à des machines plus puissantes de circuler.

Parmi les grands travaux encore à réaliser, la construction d’une nouvelle gare et d’un parking à étages à Ciney.

Un milliard d'euros

Le coût global du chantier avoisine un milliard d’euros (RER non compris), deux tiers de cette somme ont déjà été dépensés. "Les travaux avancent bien mais on ne peut pas augmenter le rythme aujourd’hui, explique Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, car on risquerait d’handicaper le service des trains, ce qui ne serait pas acceptable. C’est une des limites imposées par ce chantier, on doit maintenir un service le plus régulier possible. On travaille donc tronçon par tronçon".

Commencés en 2007, les travaux ne seront sans doute pas terminés avant 2025, mais tout pronostic est hasardeux. "Dès le départ, on a voulu estimer l’échéance du chantier, mais on n’aurait pas dû, vu l’ampleur des travaux à réaliser, confie encore Frédéric Sacré. Il y a eu des aléas qui sont à la mesure du chantier".

Cela dit, il ne faudra pas attendre la fin complète des travaux pour voir le temps de parcours diminuer. Ainsi, grâce aux travaux déjà réalisés de Namur à Ciney, les voyageurs gagneront quelques minutes entre ces deux villes dès le mois de décembre.

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