Téléphérique de Namur : les pylônes de la Citadelle seront héliportés

Téléphérique de Namur: les pylones de la Citadelle seront héliportés
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Téléphérique de Namur: les pylones de la Citadelle seront héliportés - © Tous droits réservés

Les travaux de la station amont du futur téléphérique de Namur avancent à grands pas. La partie motrice du téléphérique, la poulie ainsi que les deux premiers pylônes coiffés de leurs balanciers, sont déjà en place. Côté ville, on prépare les fondations de la station-aval. Mais d’ici quelques semaines, les pylônes prendront place sur les contreforts de l’ancienne forteresse militaire et ils seront transportés par hélicoptère !

Une opération délicate

Il reste encore 6 pylônes à installer pour porter les câbles du téléphérique. Et les 4 mâts qui vont s’ancrer sur les contreforts de la Citadelle seront posés à la fin du mois de septembre par hélicoptère. Théoriquement, l’opération sera terminée en une demi-journée. "Ils seront amenés de France par route, sur l’esplanade de la Citadelle pour être prémontés au sol", explique Samuel Biotteau, le responsable du chantier pour l’entreprise Poma, l’installateur du téléphérique.

"L’hélicoptère va faire plusieurs rotations entre l’esplanade et la destination finale du pylône, pour transporter le tube, les potences, les passerelles et les balanciers. C’est une opération qui nécessite de la vigilance. On est en train de travailler avec la ville pour sécuriser le périmètre."

Cette solution plus coûteuse est avant tout bien plus pratique et rapide : "On a des difficultés à amener des moyens de levage conséquents en raison des accès limités et des fortifications existantes. C’est une chose que l’on fait régulièrement sur quasiment toutes nos installations en montagne", conclut le spécialiste de la télécabine.

Ouverture prévue au printemps 2021

Actuellement, c’est la partie située en ville qui accuse le plus de retard. La société Franki qui assure le génie civil, est en train de forer en bord de Sambre, les 34 micros-pieux qui serviront de fondations aux deux pylônes de la station-aval.

"Le forage se fait sur une quinzaine de mètres de profondeur. Ensuite Franki va travailler sur les fondations du bâtiment sur lesquelles on viendra assembler le téléphérique", ajoute Samuel Biotteau.

Actuellement, le chantier accuse, en raison du Covid, un retard de trois à quatre mois. Tant la ville que l’installateur tablent, pourtant, toujours sur une mise en service en avril 2021.

Simulation 3D pour le futur téléphérique namurois, le 15 décembre 2018

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