Rentrée politique du PS namurois en nombre

Rentrée politique d'Eliane Tillieux entourée de ses conseillers communaux, provinciaux et CPAS
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Rentrée politique d'Eliane Tillieux entourée de ses conseillers communaux, provinciaux et CPAS - © Tous droits réservés

Eliane Tillieux, la cheffe de groupe socialiste et ministre wallonne, qui s'est entourée pour l'occasion des conseillers communaux, provinciaux et CPAS. Après dix ans dans l'opposition, le PS fourbit ses armes en vue des élections communales de 2018.

Problème de mobilité
Les socialistes critiquent surtout la gestion des chantiers de la majorité. "Il y a trop de travaux en même temps au centre-ville et quasi rien dans la périphérie" c'est le reproche d'Antoine Piret, conseiller communal. "La majorité tripartite pêche par manque de pragmatisme et oublie la concertation avec les riverains. Ce n'est que pour pouvoir couper des rubans avant les élections."

Un peu de tout
L'endettement est une autre pierre d'achopement. Pour José Damilot, conseiller communal, les importants investissements pour les grands projets explosent les finances de la ville. "50 pour cent d'endettement en plus en cinq ans, c'est un coût que devront payer les générations futures."

Kristel Karler est conseillère CPAS. Elle a aussi des craintes pour les finances. "C'est la première fois que la dotation de la ville pour la police dépasse celle du CPAS et ne suit pas la trajectoire que la ville avait annoncée. La ville se désinvestit de l'action sociale". 

La conseillère provinciale Cathy Collard souligne le coût de la rénovation de la Maison de la culture. Elle reproche à la province de ne pas avoir cherché assez de subsides.
Gwenaëlle Grovonius porte la double casquette de conseillère communale et députée fédérale. Elle regrette de ne pas entendre parler davantage de Namur à Bruxelles. "On oublie souvent que Namur a aussi une sénatrice au fédéral en la personne d'Anne Barzin, échevine MR en charges des compétences mayorales. C'est un silence malheureux."

On a appris à se modérer
Eliane Tillieux admet que pendant ses dix ans dans l'opposition "nous avons appris à modérer nos critiques pour faire en sorte qu'elles puissent être entendues de l'autre côté du banc communal. Nous avons appris à rester à l'écoute du citoyen." Elle en profite pour mettre en avant un grand cheval de bataille du PS.  "Ce que nous n'aimons pas c'est la consultation populaire où les citoyens se sont pourtant prononcés contre le centre commercial et que la majorité poursuit malgré tout dans son projet qui est d'une ampleur beaucoup plus forte. Nous aurions aimé que la majorité se repositionne."

Il n'y a pas de doute, les élections communales de 2018 approchent à grands pas.

 

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