Quel avenir pour la Criée de Wépion?

Quel avenir pour la Criée de Wépion ?
Quel avenir pour la Criée de Wépion ? - © RTBF - Anaïs Stas

La Criée de Wépion existe depuis 1960, une institution namuroise qui vacille ces dernières années. En 2016 et 2017, la Criée a vu son chiffre d’affaire diminuer de 40%. Elle n’a pas atteint le million d’euros, elle qui, avec ses frais fixes importants, n’obtient l’équilibre budgétaire qu’à 1.5 millions d’euros de chiffre d’affaire.

Quelles sont les raisons de ces mauvais résultats ? Une très mauvaise récolte causée par un climat défavorable. Mais au-delà des aléas de la météo, un climat de défiance grandit autour de la Criée. Des producteurs ont préféré ne pas y vendre en 2017 de peur de perdre de l’argent à cause de problème financier de la Criée.

Toute une série de producteurs locaux ne veulent plus participer à la Criée car on y vend et on y mélange des fraises de toute la Wallonie. Les producteurs de Wépion souhaitent vendre sous un label "fraise véritable de Wépion". Des démarches sont actuellement entreprises pour reconnaitre  "les producteurs de Wépion dans un périmètre de 15 kilomètres", explique Luc Warnez, producteur à Wépion et gérant de l’asbl "Protection qualité fraise de Wépion".

Difficultés financières et climat de défiance pourraient à terme emporter la Criée. Une assemblée générale extraordinaire doit se réunir le 31 janvier. Il y sera question du bilan financier et des solutions de redressement économique. Les actionnaires pourraient décider de mettre fin à l’activité. "Peu probable" selon Pascal Bolle, le nouveau président de la Criée de Wépion et administrateur, car "les producteurs membres viennent de recapitaliser la Criée à hauteur de 130.000€". Il a également entré une demande de fond public au BEP, le Bureau Economique de la Province.

Pascal Bolle, producteur gerpinnois de fraises vendues à la Criée de Wépion la défend avec ferveur. "C’est un outil très important pour vendre des volumes importants et atteindre les grandes surfaces. Les producteurs de Wallonie doivent se fédérer pour vendre des volumes importants". Pascal Bolle n’espère pas seulement que la Criée de Wépion survive mais qu’elle se développe : "Le but serait d’atteindre 3 à 4 millions de chiffre d’affaire dans les 5 ans", conclut-il.

Reportage dans notre JT 13h de ce jeudi 25 janvier:

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